Espace: Trois planètes pourraient abriter de la vie
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EspaceTrois planètes pourraient abriter de la vie

Ce groupe d'exoplanètes ne se situe qu'à 40 années-lumière de la Terre, ce qui permettra de les étudier plus facilement.

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Des astronomes ont découvert autour d'une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre, dont trois d'entre elles pourraient abriter des océans d'eau liquide et donc potentiellement de la vie, révèle une étude publiée mercredi dans Nature.

Des astronomes ont découvert autour d'une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre, dont trois d'entre elles pourraient abriter des océans d'eau liquide et donc potentiellement de la vie, révèle une étude publiée mercredi dans Nature.

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Les sept planètes, qui pourraient avoir des températures assez proches de celles de la Terre, tournent autour d'une toute petite étoile peu lumineuse et ultra-froide TRAPPIST-1 située dans notre galaxie, à «seulement» 40 années-lumière de nous.

Les sept planètes, qui pourraient avoir des températures assez proches de celles de la Terre, tournent autour d'une toute petite étoile peu lumineuse et ultra-froide TRAPPIST-1 située dans notre galaxie, à «seulement» 40 années-lumière de nous.

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Des astronomes ont découvert autour d'une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre, dont trois d'entre elles pourraient abriter des océans d'eau liquide et donc potentiellement de la vie, révèle une étude publiée mercredi dans Nature.

«A présent, nous avons la bonne cible» pour rechercher la présence de vie éventuelle sur des exoplanètes, a déclaré Amaury Triaud, coauteur de l'étude. Les sept planètes, qui ont des températures proches de celles de la Terre, tournent autour d'une toute petite étoile ultra-froide TRAPPIST-1 située dans notre galaxie, à «seulement» à 40 années-lumière de nous.

Les sept planètes, qui pourraient avoir des températures assez proches de celles de la Terre, tournent autour d'une toute petite étoile peu lumineuse et ultra-froide TRAPPIST-1 située dans notre galaxie, à «seulement» 40 années-lumière de nous.

«Vingt ans après les premières exoplanètes, il s'agit sans nul doute d'une des plus grandes découvertes dans le domaine des planètes extrasolaires», estime Didier Queloz, de l'Université de Genève, coauteur de l'étude. «La recherche du vivant sur une autre planète est aujourd'hui à portée de main», ajoute-t-il.

L'équipe internationale, dirigée par l'astronome belge Michaël Gillon de l'Université de Liège, avait déjà découvert fin 2015 trois de ces planètes à partir du petit télescope TRAPPIST de l'ESO (Observatoire européen austral) basé au Chili.

Mais grâce notamment au télescope spatial Spitzer de la NASA, les scientifiques ont pu progresser à grands pas dans leur observations et ont recensé finalement sept planètes de la taille de la Terre.

«C'est la première fois que l'on détecte autant de planètes de taille terrestre dont trois potentiellement habitables , pour lesquelles une étude poussée est possible avec la technologie actuelle, y compris la détermination de la composition atmosphérique et la recherche de traces chimiques de vie», déclare à l'AFP Michaël Gillon, principal auteur de l'étude.

Le système planétaire a été détecté grâce à la méthode des transits. Elle permet de repérer la présence d'une planète lorsque celle-ci passe devant le disque de son étoile, car cela provoque une légère baisse de la luminosité (appelée transit).

«Coucher de Soleil»

«Ce qui est surprenant c'est que les sept planètes ont une grande régularité en taille», déclare à l'AFP Franck Selsis, chercheur CNRS à l'Université de Bordeaux, et coauteur de l'étude. Leur rayon est plus ou moins 15% celui de la Terre. Elles ont des insolations et donc des températures moyennes proches de celles de la Terre.

Six de ces planètes tournent autour de la naine rouge en 1,5 à 12 jours. Elles sont beaucoup plus proches de leur étoile que la Terre du Soleil. Du fait des forces de marée, elles présentent toujours la même face à leur étoile.

Trois des planètes (TRAPPIST-1 e, f et g) se trouvent dans la zone «habitable» du système, c'est-à-dire susceptible d'abriter de l'eau liquide sur la majeure partie de la surface. «C'est le Graal pour les astronomes», souligne l'ESO. «L'eau liquide est un pré-requis à l'existence de la vie» même si cela n'est pas une condition suffisante car il faut aussi «la présence des bonnes molécules», rappelle Franck Selsis.

«Coup de chance», les planètes sont «en résonance» entre elles, ce qui permet de mesurer leur masse, indique à l'AFP Didier Queloz. Les premières indications de la masse pour six d'entre elles suggèrent la nature tellurique de ces planètes, c'est-à-dire qu'elles sont solides et composées en partie de roches.

En outre, «grâce au contraste de taille favorable entre les planètes et leur petite étoile, nous allons pouvoir mesurer leur atmosphère», se réjouit Didier Queloz. «C'est absolument unique.»

L'étude de cette suite de planètes va s'intensifier avec le télescope spatial James Webb qui sera lancé par la NASA en 2018. «Il va nous permettre de caractériser les propriétés des atmosphères de ces planètes et peut-être même de trouver des biomarqueurs c'est-à-dire des molécules comme l'eau, l'ozone, le gaz carbonique, le méthane, qui pourraient indiquer qu'il y a de la vie sur ces planètes», précise Michaël Gillon.

Le spectacle sur ces planètes doit être «assez beau», selon Amaury Triaud. «Il doit y avoir environ 200 fois moins de lumière qu'à midi sur la Terre». Cela doit ressembler un peu à «la fin d'un coucher de Soleil», selon lui. (20 minutes/afp)

Une référence aux bières belges

C'est un petit télescope TRAPPIST opéré depuis la Belgique et installé au Chili qui est à l'origine de la découverte d'un cortège de planètes orbitant autour d'une étoile naine. Son nom est un clin d'oeil aux célèbres bières brassées par les moines trappistes. «Le nom TRAPPIST a été donné au télescope pour souligner l'origine belge du projet», avait expliqué l'Observatoire européen austral (ESO) au moment du lancement de ce nouvel instrument en 2010.

«Les bières trappistes sont célèbres dans le monde entier et la plupart viennent de Belgique. Qui plus est, les membres de l'équipe les apprécient vraiment!», peut-on lire dans un communiqué de l'ESO de l'époque, posté sur le site de l'institution. Une bière trappiste authentique se doit d'être produite dans une abbaye cistercienne de la stricte observance (OCSO).

Plus sérieusement, TRAPPIST est surtout l'acronyme de TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope car cet instrument débusque les planètes par la «méthode des transits». TRAPPIST-1 présage la découverte de nombreux autres systèmes planétaires du même ordre. «Cette découverte a été réalisée au cours d'un programme préliminaire en préparation du projet SPECULOOS, actuellement en construction» au Chili, souligne Didier Queloz de l'Université de Genève.

SPECULOOS est l'acronyme de Search for habitable Planets ECLipsing ULtra-cOOl Stars, qui vise à détecter des planètes habitables tournant autour d'étoiles ultra-froides. Mais c'est aussi un biscuit traditionnel belge, a rappelé Emmanuel Jehin, de l'Université de Liège et l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature.

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