Actualisé 20.01.2020 à 23:22

IrakTrois roquettes tirées près de l'ambassade US

L'ambassade des États-Unis en Irak a été la cible de tirs qui n'ont pas fait de victime, lundi. Trois manifestants ont par ailleurs été tués à Bagdad.

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Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)

Le Premier ministre irakien désigné Mohammed Allawi a annoncé dimanche qu'il renonçait à former un gouvernement, plongeant un peu plus dans l'inconnu son pays en crise. (1er mars 2020)

AFP
Deux roquettes se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi dans la Zone verte ultra-sécurisée de Bagdad, près de l'ambassade des États-Unis. (2 mars 2020)

Deux roquettes se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi dans la Zone verte ultra-sécurisée de Bagdad, près de l'ambassade des États-Unis. (2 mars 2020)

AFP
La répression des manifestations qui secouent l'Irak a fait de nouveaux morts mardi tandis qu'une chaîne de télé a été interdite de diffusion. (28 janvier 2020)

La répression des manifestations qui secouent l'Irak a fait de nouveaux morts mardi tandis qu'une chaîne de télé a été interdite de diffusion. (28 janvier 2020)

AFP

Trois roquettes sont tombées lundi soir sur la Zone verte de Bagdad, près de l'ambassade américaine, ont indiqué à l'AFP des sources au sein des services de sécurité, sans faire état de victime.

Depuis fin octobre, des dizaines de roquettes ont visé des soldats et des diplomates américains en Irak, notamment dans la Zone verte de Bagdad. Ces attaques n'ont jamais été revendiquées mais elles ont été attribuées pour plusieurs d'entre elles aux factions pro-Iran par Washington.

Par ailleurs, trois manifestants ont été tués et des dizaines ont été blessés lundi à Bagdad lors de nouveaux affrontements avec les forces de sécurité, à l'expiration du délai donné au gouvernement par le mouvement de contestation pour répondre à ses revendications.

Affrontements

Les manifestants, pour éviter que le mouvement né en octobre ne perde de son élan face à la montée des tensions entre Washington et Téhéran, ont adressé le 13 janvier un ultimatum d'une semaine aux dirigeants pour répondre à leurs demandes, principalement une refonte du pouvoir passant par des élections anticipées.

Dès dimanche, à la veille de la date-butoir, des jeunes manifestants ont commencé à bloquer routes et ponts à l'aide de pneus brûlés à Bagdad et dans le Sud. Lundi, ils ont relancé leur action dans la capitale: des jeunes portant des casques et des masques à gaz ont érigé des barricades métalliques pour tenter de repousser la police anti-émeute.

Des centaines de manifestants, certains agitant le drapeau irakien, se sont rassemblés sur la place Tayaran, proche de la place Tahrir, coeur de la contestation à Bagdad. Des affrontements ont éclaté avec les forces de sécurité qui ont fait usage de grenades lacrymogènes et de balles réelles pour les disperser, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Revendications

Trois manifestants ont été tués, ont déclaré des médecins à l'AFP: deux par balles et un troisième a été atteint par une grenade lacrymogène qui lui a transpercé le cou. Cinquante personnes ont été blessées, 44 manifestants et six policiers, selon les médecins.

Les manifestants, outre l'appel à des élections, réclament une réforme de la loi électorale, la désignation d'un Premier ministre indépendant, la fin de la corruption qui a englouti en 16 ans deux fois le PIB de l'Irak et la fin du système politique de répartition des postes en fonction des ethnies et des confessions. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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