Fribourg: Trois sièges encore en jeu pour le Conseil d'Etat

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FribourgTrois sièges encore en jeu pour le Conseil d'Etat

Les blocs de droite et de gauche font front derrière leurs candidats pour l'échéance du 27 novembre.

L'UDC Stéphane Peiry (c).

L'UDC Stéphane Peiry (c).

Keystone

Au 2e tour des élections au Conseil d'Etat fribourgeois, trois sièges sont toujours à repourvoir après le succès de quatre candidats du camp bourgeois.

L'UDC Stéphane Peiry tentera d'accroître cette majorité en prenant un fauteuil à la gauche.

Officiellement, les blocs de droite et de gauche font front derrière leurs candidats pour cette échéance du 27 novembre. Mais d'un côté comme de l'autre, le succès dépendra du degré de mobilisation des électeurs, après une participation déjà peu élevée au premier tour.

Tout dépendra aussi de l'entrain des électeurs à respecter le jeu des alliances qui a été décidé par les chefs des partis politiques.

Steiert sans problème

La gauche plaide pour l'équilibre: elle espère que l'électorat ne voudra pas composer un Conseil d'Etat masculin et à droite. Le hic, c'est que son grand favori du deuxième tour est un homme, le socialiste Jean-François Steiert.

Le conseiller national s'est hissé en 6e position au premier tour, devant le candidat UDC qui était 7e. Et il a tenu à distance ses colistières, les ministres sortantes Marie Garnier (Verts) et Anne-Claude Demierre (PS), qui sont arrivées seulement 8e et 9e.

Celles-ci sont donc davantage vulnérables face à l'unique candidat de la droite. L'une ou l'autre pourrait chuter, dans l'incertitude du jeu des chaises musicales.

Réciprocité ou pas

A droite, l'UDC rêve de revenir au gouvernement après 20 ans d'absence. Ses électeurs ont bien appliqué le principe de la liste compacte au premier tour. Ils ont contribué à la facile élection des sortants Jean-Pierre Siggen (PDC), Maurice Ropraz (PLR) et Georges Godel (PDC), ainsi que du nouveau venu Olivier Curty (PDC).

A l'inverse, le nom de l'UDC Stéphane Peiry a été biffé bon nombre de fois sur la liste commune du camp bourgeois. Certains électeurs PLR ont manié le stylo, mais ce sont surtout des électeurs PDC qui ont sévi. Ce parti compose avec différents courants à l'interne, et il peine à rassembler sa base derrière le poulain de l'UDC.

Reste que le camp bourgeois a toujours affirmé son objectif haut et fort: accroître sa majorité en passant de quatre à cinq ministres sur sept. Et le fait que son seul soldat restant soit un UDC est une conséquence logique de la stratégie adoptée par les trois partis.

Leur accord prévoyait dès le départ que chaque parti aurait le droit de placer au moins un candidat au deuxième tour. C'est dans cet esprit que le PLR a renoncé à lancer son candidat Peter Wüthrich, même si ce dernier a fait mieux que le candidat UDC le 6 novembre (5e rang). Le PDC et le PLR ayant été servis au premier tour, il restait à honorer la promesse faite à l'UDC pour la course finale. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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