Erreur médicale (SG): Troisième médecin acquitté

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Erreur médicale (SG)Troisième médecin acquitté

L'ancien chef du service d'anesthésie de l'hôpital de Wil (SG), qui comparaissait mardi devant la justice, a été acquitté dans l'affaire d'une patiente décédée en accouchant.

La cheffe du service de gynécologie de l'hôpital de Wil (SG) porte seule la responsabilité de la mort d'une patiente qui avait accouché d'un enfant mort-né en 2007. Trois autres médecins ont été acquittés dans cette affaire, le dernier en date mardi.

L'ancien chef du service d'anesthésie de l'hôpital de Wil a comparu mardi devant le tribunal de district. Il était accusé d'homicide par négligence. Il a été acquitté. Pour le tribunal, ce médecin n'a pas été informé de la gravité du cas de la patiente.

L'ancien chef anesthésiste n'a jamais directement été impliqué dans les soins pour la patiente décédée. Il ne savait pas et n'a pas été informé que la femme était en danger de mort.

Trois acquittements

Deux autres médecins, une gynécologue et un anesthésiste jugés en août, ont aussi été acquittés. Ils étaient également accusés d'homicide par négligence.

La cheffe du service de gynécologie est donc la seule responsable. Sur les quatre médecins poursuivis, elle est la seule à avoir été condamnée. Jugée en juin, elle a écopé d'une peine de deux ans de prison avec sursis pour homicide par négligence.

Vendredi, le conseil d'administration de l'hôpital de Wil a décidé de maintenir à sa place la gynécologue condamnée. Elle présente un bon bilan. Depuis son arrivée en 2000, seul neuf cas relevant de la responsabilité civile ont été recensés. Dans trois cas, dont celui de 2007, des dédommagements ont été versés.

Enfant mort-né

Les faits remontent à 2007. Une mère de famille est décédée d'une hémorragie après avoir accouché d'un enfant mort-né. Un diagnostic incorrect avait été établi. La femme âgée de 34 ans était enceinte de son huitième enfant.

L'affaire n'a été rendue publique qu'en août. Le département de la santé publique n'a toutefois pas précisé à ce moment là que trois autres médecins seraient également jugés.

La cheffe du département Heidi Hanselmann a été obligée de s'expliquer. Les informations ont été retenues pour des raisons de protection de la personnalité et le mari de la patiente décédée ne souhaitait pas que l'affaire soit rendue publique.

(ats)

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