Actualisé 05.04.2020 à 09:14

France

Troisième suspect arrêté après l'attaque au couteau

L'enquête sur l'attaque à l'arme blanche qui a fait deux morts samedi, dans le sud-est de la France, a débouché sur l'arrestation de trois personnes.

L'assaillant présumé a visé un bureau de tabac et un commerce, samedi dans le sud-est de la France.

L'assaillant présumé a visé un bureau de tabac et un commerce, samedi dans le sud-est de la France.

AFP

Un troisième Soudanais a été interpellé samedi soir dans l'enquête sur l'attaque au couteau perpétrée le matin par un réfugié soudanais dans le sud-est de la France. Deux personnes ont été tuées, a appris l'AFP dimanche auprès du Parquet national antiterroriste (PNAT).

Il s'agit d'«un jeune Soudanais qui résidait dans le même foyer» que le mis en cause, a indiqué le PNAT à l'AFP. Cela porte à trois le nombre d'hommes de nationalité soudanaise en garde à vue dans cette enquête. il y a l'auteur de l'attaque né en 1987 et réfugié en France depuis juin 2017, un deuxième homme présenté comme «une de ses connaissances»; il a été interpellé «chez ce dernier mais ne vivait pas chez lui», selon une source proche de l'enquête.

«Terroriste et criminelle»

Armé d'un couteau, le premier a agressé samedi matin des passants dans la rue et des personnes dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie, à Romans-sur-Isère. Deux personnes sont mortes, et deux blessés sont en soins intensifs mais stables, une est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, selon la source proche de l'enquête.

L'auteur de l'attaque a obtenu le statut de réfugié le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, selon le PNAT qui a ouvert une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

«Pays de mécréants»

Les premiers éléments de l'enquête «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur», de même source. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant a dit «ne pas se souvenir de ce qui s'est passé». Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche.

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants», selon le PNAT, «a priori» écrits par lui.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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