Actualisé 05.08.2016 à 13:50

EnergieTrop de sondes géothermiques en Suisse?

Quelque 250'000 forages ont été effectués dans notre pays, ce qui fait de la Suisse la championne du genre. Mais la technique n'est pas sans risque.

Un forage dans un jardin zurichois.

Un forage dans un jardin zurichois.

photo: Keystone

Les Suisses sont friands de géothermie et la technique des sondes géothermiques verticales (SGV) rencontre un franc succès. A tel point que l'on compte dans notre pays la plus grande concentration par habitant de ces forages effectués à 150-200 mètres de profondeur pour tirer la chaleur du sol. Il y en a même 250'000 dans tout le pays, selon La Liberté, les sites des journaux neuchâtelois et Le Nouvelliste. Ce qui représente une longueur totale de forage vertical de 30'000 km!

La Liberté révèle aussi que c'est Fribourg qui détient la palme romande en la matière avec 15'000 SGV sur son territoire. Mais cela pourrait bien changer. Car le canton a publié en octobre 2015 une carte d'admissibilité cantonale dont les mesures commencent à se déployer aujourd'hui, faisant grincer des dents. En effet, plusieurs projets prévus dans des zones sensibles sont bloqués désormais.

Les zones de captage d'eau potable

Car comme partout ailleurs en Suisse, le canton interdit les sondes verticales dans les zones de captage d'eau potable. Mais il a ajouté à sa liste des zones à risque limité, ce qui fait dire aux partisans des pompes à chaleur qu'il y a excès de zèle.

Mais le canton se défend. Les sondes représentent en effet des risques pour les eaux souterraines, selon lui. Lors des travaux de forage et de remplissage du trou, explique le quotidien fribourgeois, il peut y avoir pollution. Après la mise en place d'une sonde, l'endommagement de cette dernière et les risques de fuite du liquide qui se trouve à l'intérieur peuvent en effet nuire à l'environnement.

Deepcity à Lausanne

Ailleurs en Suisse romande, seule Lausanne a intégré dans sa réglementation d'aménagement du territoire le projet Deepcity, qui intègre l'utilisation des ouvrages souterrains. Quant à Genève, il va rendre disponible d'ici 2020 un cadastre en 3 dimensions représentant le sol jusqu'à 400 mètres de profondeur.

En Suisse alémanique, c'est Berne qui est l'un des cantons les plus avancés en la matière puisqu'il dispose d'une carte analogue à Fribourg depuis près de 10 ans. Zurich a aussi été l'un des premiers à se préoccuper du risque de conflit entre sondes et s'est doté d'une planification, selon La Liberté. Mais seule la moitié des cantons dispose d'une carte d'admissibilité consultable sur Internet.

(NewsXpress)

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