Trop de vieux chiens finissent à la SPA
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Trop de vieux chiens finissent à la SPA

Trop vieux ou malades, les toutous sont davantage mis au chenil. Il est plus difficile de les replacer sur Vaud que sur Genève.

«On reçoit beaucoup de chiens de plus de 10 ans. C'est la tendance du moment», regrette-t-on à la SPA genevoise. Cette augmentation, qui date d'une dizaine d'années, révolte aussi de l'autre côté de la Versoix: «On abuse de nos services.

Comme l'entrée est gratuite chez nous, les gens préfèrent nous apporter leur animal malade au lieu d'aller chez le vétérinaire. Ils économisent environ 160 fr. pour une euthanasie», s'insurge Samuel Debrot, président de la SPA vaudoise.

Le problème n'a pourtant pas fait l'objet de mesures de restrictions. «Je n'aimerais pas que les maîtres les tuent eux-mêmes ou les abandonnent», craint Samuel Debrot.

Dans le canton de Vaud, les euthanasies ont doublé en dix ans. «Je ne suis pas d'accord de le faire, mais je suis obligé», poursuit-il. Car, passé le seuil des 8 ans, ces fidèles compagnons n'ont plus de chances d'être adoptés. Ils pourraient coûter trop cher en soins.

Me Frédérique Flournoy, présidente de la SPA genevoise, tempère: «A Genève, on replace plus facilement les chiens âgés que sur Vaud. On a une clientèle qui s'intéresse à ces animaux.» Mais s'ils ne trouvent pas preneur, la seule solution, radicale, est assumée par Samuel Debrot: «On ne peut pas gérer un refuge sans euthanasies.

(ros/reb)

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