Vaud: Trop musclé, on lui refuse l'entrée au fitness
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VaudTrop musclé, on lui refuse l'entrée au fitness

Un culturiste ne peut pas s'entraîner dans une salle, car il visait la compétition. Des clubs romands admettent bouder les gros bras.

par
Joël Espi

«C'est de la discrimination!» Passionné de bodybuilding depuis une année et demie, Hadrien est remonté. Le mois dernier, son inscription dans un fitness d'Aigle, commune où il vit, a été refusée. «Je suis quelqu'un de calme à l'entraînement», se défend le sportif, qui s'entraîne désormais au Let's Go de Collombey.

«Les bodybuilders sont bruyants, ils portent des liquettes trop serrées. Ils prennent des pilules avant et après les séances», répond le gérant du club aiglon. Ailleurs dans le canton, on répond souvent de la même manière. «Les clubs veulent donner une image de santé plutôt que de personnes droguées», explique un manager de fitness.

Outre le simple refus, les établissements usent de stratagèmes pour décourager les culturistes à s'inscrire. Certaines ne disposent ainsi pas de poids suffisamment lourds. D'autres limitent l'espace dévolu aux haltères et se concentrent sur le cardio. «Depuis 5 ou 7 ans, le fitness s'est démocratisé», explique Jean-Pierre Sacco, directeur de a chaîne Let's Go fitness. La clientèle, qui ne vient en majorité que pour se maintenir en forme, représente ainsi une manne financière bien plus intéressante que ces passionnés. Une situation qui irrite le président de la Fédération suisse de bodybuilding, Christian Zurbruchen. «Si les salles de fitness ont vu le jour, c'est grâce à nous!» peste le sportif de 57 ans. Mais les athlètes restent contraints d'aller dans des clubs spécialisés ou des salles qui les tolèrent.

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Les salles de fitness doivent-elles refuser l’accès aux bodybuilders ?

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Le fitness gagne les ados

Début mars, «20 Minuten» rapportait une explosion du nombre d’ados de 14 à 16 ans qui se mettaient à travailler dur leur silhouette. Parfois inconscients des risques qu’ils encourent, certains consomment même de la créatine ou des anabolisants. Quelques salles ont commencé à réglementer leur accès en fixant des âges limites à 16 ans, voire 18 ans.

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