Genève: Trop peu de flics pour gérer une alerte enlèvement
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GenèveTrop peu de flics pour gérer une alerte enlèvement

Le cas dramatique de Lucie fait réagir les politiques au quart de tour. Les forces de l'ordre tempèrent.

par
Renaud Bournoud

«Il faut que la pression vienne de partout pour qu'une alerte enlèvement soit mise en place au niveau national avant la fin l'année.» Ivan Slatkine, chef de groupe libéral, insiste sur l'importance de la résolution que son parti, accompagné des radicaux, a déposé au Grand Conseil. Le gouvernement genevois est donc prié de faire entendre sa voix à Berne dans les plus bref délais. Ce débat intervient dans le contexte du meurtre de la jeune Fribourgeoise Lucie.

Les professionnels rappellent, eux, qu'un système d'alerte n'aurait servi a rien dans ce cas précis. «Il existe déjà un plan d'alarme transfrontalier et nous collaborons entre cantons, indique Patrick Pulh, porte-parole de la police. Ce qui nous intéresse, ce sont surtout les avancées techniques comme par exemple des envois de MMS ciblés», précise-t-il.

Sur ce plan-là une coordination au niveau fédéral permettrait de négocier avec les opérateurs téléphoniques. «Mais il ne faut pas que la mise en place se fasse pas dans l'émotionnel, prévient Patrick Pulh. Une alerte de la population pose un certain nombre de questions. Il faut notamment des effectifs considérables pour canaliser et trier l'information qu'elle contient.»

Cent à cent cinquante disparitions de mineurs sont signalées chaque année dans le canton. Quatre ou cinq cas de fugue nécessitent une enquête fouillée. Genève n'a pas connu d'enlèvement depuis de nombreuses années, rappelle Patrick Pulh.

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