Actualisé 29.02.2012 à 10:44

Paris

Trop proche d'une école, le sex shop doit fermer

Une boutique de sex toys parisienne a été contrainte de fermer ses portes. La raison? Elle est placée à moins de 200 mètres d'une école, une distance considérée comme insuffisante par rapport aux bambins.

Une boutique de sex toys située à moins de 200 mètres d'une école dans le centre de Paris devra fermer ses portes, a décidé mercredi le tribunal correctionnel de Paris, saisi par une plainte d'une association de familles catholiques.

Nicolas Busnel, gérant du «Love shop» ouvert en 2008 à 90 mètres d'une école élémentaire dans le centre de Paris, a été reconnu coupable d'avoir enfreint la loi sur la protection de l'enfance. Cette décision devrait entraîner automatiquement la fermeture du magasin dans les mois qui viennent.

«Puritanisme»

Selon son avocat Me Richard Malka, cette décision «relève de la morale la plus rétrograde et du puritanisme le plus inquiétant».

M. Busnel a été condamné par la 10e chambre correctionnelle à verser un euro de dommages et intérêts à l'association CLER Amour et Famille.

Celle-ci invoquait la loi sur la protection de l'enfance de 1987, réformée en 2007, qui interdit «l'installation à moins de 200 mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition du public d'objets à caractère pornographique».

Définition floue

La loi ne précise cependant pas ce qu'est «un objet à caractère pornographique», et donc si les sex toys en font partie.

«La France est aujourd'hui le seul pays du monde occidental à considérer qu'un canard vibrant est un objet pornographique», a raillé Me Malka.

De son côté, l'avocat de CLER Amour et Famille, Me Henri de Beauregard s'est dit «satisfait que la loi ait été appliquée». (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!