violence: Trop souvent agressés, les policiers se rebiffent

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violenceTrop souvent agressés, les policiers se rebiffent

La police tire la sonnette d'alarme. Plus de 2000 agents en intervention ont été tabassés en 2008.

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daw/phm

La moutarde monte au nez des policiers. Après la brutale agression commise par deux ados contre un commisaire, à la gare de Bex (VD) dimanche, ils se rebiffent. «La violence a outrepassé les limites de l'acceptable», tonne Heinz Buttauer, président de la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP). «En 2000, on avait recensé 774 agressions contre des policiers. L'an dernier, on a dépassé les 2000 attaques», ajoute-t-il. Cela correspond à une augmentation de 160%.

Heinz Buttauer évoque une ambiance digne du Far West: «Le respect de la police a disparu.» Des policiers sont frappés, mais ce n'est pas tout: ils sont attaqués avec des couteaux, des barres de fer et même des catapultes à haute performance. Leur syndicat exige, en conséquence, des peines exemplaires contre les auteurs de ces violences. «Les agresseurs écopent le plus souvent de peines ridicules et limitées. C'est inacceptable», affirme la FSFP. Selon Urs Geissbühler, secrétaire général de la Conférence des commandants de police, la violence augmente surtout autour des événements sportifs: «Les agents sont souvent pris en tenaille entre des groupes de supporters agressifs.»

Les policiers ont le soutien du conseiller national socialiste Daniel Jositsch, professeur de droit pénal: «Lors de nombreux actes de violence, les peines se situent dans la tranche inférieure de ce que prévoit la loi.»

L'attaque de trop

Le coup de sang des policiers est provoqué par l’agression subie par le commissaire Claude Ruchet, dimanche dernier à la gare de Bex. Alors qu’il intervenait avec un collègue à la demande d’un contrôleur CFF pour un banal contrôle d’identité, il a été pris à partie par deux ados portugais de 15 et 17 ans. Attaqué par derrière et projeté à terre, le policier a été tabassé par le plus âgé des deux mineurs.

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