Actualisé 20.09.2008 à 11:54

Avenir de l'UBSTrop tôt pour céder la banque d'affaires, selon Hans Geiger

L'UBS ne se séparera pas de sa banque d'affaires avant d'avoir désenchevêtré cette activité du reste des opérations, estime Hans Geiger.

La direction doit mener un véritable travail de fourmi pour démêler le tout, selon le professeur honoraire au Swiss Banking Institute.

«Par exemple, la gestion des actifs et passifs est aujourd'hui effectuée par la banque d'affaires pour l'ensemble du groupe, explique l'expert zurichois dans une interview parue samedi dans «Le Temps». C'est pourquoi l'UBS ne peut envisager une cession avant d'avoir autonomisé les divisions les unes des autres.

Réduire le risque

L'établissement doit d'abord se concentrer sur la réduction de ses positions à risque. «Elles s'élèvent encore à 45 milliards de francs, alors que les fonds propres ne dépassent pas non plus 45 milliards!», constate Hans Geiger, tout en relevant que le nouveau conseil d'administration «fait un bon travail, nécessaire».

Selon le professeur à l'Université de Zurich, qui a travaillé jusqu'en 1996 pour le Credit Suisse, l'UBS a réduit son bilan de près de 400 milliards de francs. Au 2e trimestre, elle a «nettoyé» pour environ 250 milliards uniquement en positions de négoce. «La priorité absolue est de toute façon de réduire la taille du bilan.»

Au-delà, Hans Geiger part du principe que les clients continuent de retirer des fonds, notamment en Suisse, y compris dans la banque de détail. L'UBS est certes sous pression, mais elle génère environ un milliard de francs de marge brute d'autofinancement par trimestre, ce qui devrait lui permettre de maintenir ses fonds propres.

(ats)

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