Genève: «Trouver un taxi est devenu une galère»
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Genève«Trouver un taxi est devenu une galère»

Ville, Canton et chauffeurs de taxi reconnaissent qu'il faut rapidement améliorer l'offre à partir de 20 h.

par
Giancarlo Mariani

«Dimanche soir, à l'aéroport, c'était une véritable galère pour trouver un taxi libre, témoigne Manuel Tornare. Les pouvoirs publics doivent reprendre rapidement ce dossier en main. Comme dans certaines villes étrangères, les taxis devraient faire partie des transports publics», préconise notamment le maire de la Ville.

Il n'est pas le seul à s'inquiéter. «Impossible de trouver un taxi à la sortie du Grand Théâtre. D'aller au restaurant dans la commune de Soral ou dans un village aux limites du canton», grognent pêle-mêle d'autres clients mécontents.

«Effectivement, il peut y avoir des problèmes à certaines heures», reconnaît Gérard Nicoud, membre de la Fédération professionnelle des taxis genevois. Qui poursuit: «Des chauffeurs refusent parfois des courses trop éloignées. Une minorité évite aussi des quartiers ou des établissement réputés dangereux. Mais ce n'est pas un problème de pénurie, nous sommes entre 200 et 250 actifs la nuit. Le problème, c'est la mobilité. Il faudrait, par exemple, nous réserver plus de voies. Nous sommes prêts à faire des propositions aux autorités.»

«Nous sommes en train de plancher sur la nouvelle loi pour améliorer les conditions», tranche Pierre-François Unger. Le ministre de l'Economie dit les négociations à bout touchant. «Les chauffeurs de taxi seront consultés, mais c'est d'abord les clients qu'il faudra satisfaire», lâche encore le magistrat.

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