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SyrieTrump avertit contre une offensive à Idleb

Le président américain Donald Trump a averti la Syrie, la Russie et l'Iran d'une «potentielle tragédie humaine» à Idleb.

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La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

AFP

Le président américain Donald Trump a mis en garde lundi la Syrie contre une offensive à Idleb, la dernière région syrienne contrôlée par la rébellion, déclarant qu'une telle opération pourrait provoquer une «tragédie humaine».

«Le président de la Syrie Bachar el-Assad ne doit pas attaquer imprudemment la province d'Idleb. Les Russes et les Iraniens commettraient une grave erreur humanitaire en prenant part à cette potentielle tragédie humaine», a tweeté Donald Trump. «Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées. Ne laissons pas cela se produire!», a-t-il ajouté.

Les Nations Unies et des ONG ont averti qu'une attaque d'envergure sur Idleb pourrait entraîner une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011.

Renforts

Depuis plusieurs semaines, le régime syrien a amassé des renforts aux abords de la province d'Idleb, située dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec la Turquie. La province est dans le collimateur du régime et de son allié russe qui visent particulièrement les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, une groupe dominé par les combattants de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

La Turquie, parrain de certains groupes rebelles, a également déployé des troupes dans la région et cherche, de son côté, à éviter un assaut qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés sur son territoire.

Depuis début 2017, Téhéran, Moscou et la Turquie ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie. L'Iran et la Russie ont apporté un soutien politique, financier et militaire régulier à Bachar el-Assad tout au long du conflit.

Déclenchée en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pro-démocratie, le conflit syrien s'est transformé au fil des ans en une guerre meurtrière qui a fait plus de 350'000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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