Actualisé 10.08.2019 à 00:58

Etats-UnisTrump défend la rafle anti-clandestins

Le président américain a défendu vendredi une vaste opération anti-clandestins dans le Mississippi qui a soulevé de vives critiques.

Donald Trump le 9 août 2019.

Donald Trump le 9 août 2019.

AFP

Donald Trump a défendu vendredi la vaste opération anti-clandestins conduite par la police migratoire dans le Mississippi mercredi, et qui avait suscité de vives critiques du fait la séparation temporaire de familles, en affirmant que ces mesures permettaient de décourager les candidats à l'immigration illégale.

«Je veux que les gens sachent que s'ils viennent aux Etats-Unis illégalement, ils vont repartir», a déclaré le président américain. «Et cela sert de dissuasion efficace.» «Lorsque les gens voient ce qu'ils ont vu» mercredi, «ils savent qu'ils ne vont pas rester», a insisté le milliardaire républicain.

La rafle de mercredi a conduit à l'arrestation de quelque 680 employés du secteur agroalimentaire dans six villes du Mississippi, dont 122 Mexicains. Elle avait été présentée par les autorités comme la plus importante ciblant tout un Etat en un jour, depuis au moins une décennie.

Enfants en pleurs

Cette opération policière avait suscité de vives critiques notamment après la diffusion par la presse locale d'images d'enfants en pleurs, dont beaucoup avaient appris l'arrestation de leurs parents à la sortie de l'école. Certains d'entre eux avaient dû passer la nuit suivante dans un gymnase.

Le procureur général du Mississippi, Mike Hurst, a également défendu l'opération en affirmant que les agents s'étaient assurés que les enfants soient réunis avec leurs parents. «Nous ne sommes au courant d'aucun enfant actuellement sans ses parents du fait de cette opération», a-t-il écrit jeudi sur Twitter.

Les autorités ont informé qu'environ 300 des plus de 600 personnes arrêtées avaient été libérées et placées sous surveillance électronique. Elles ont été convoquées à une audience ultérieure afin qu'un juge décide ou non de leur expulsion. Parmi elles, 30 ont été libérées pour raisons humanitaires, afin que leurs enfants ne restent pas seuls, ont dit les autorités.

Une des entreprises visées par l'opération, PH Food, privée des trois-quarts ses employés, n'a pas pu ouvrir ses portes jeudi, selon un journal local. Une autre, Koch Foods, faisait savoir sur sa page Facebook qu'elle organiserait lundi une journée de recrutement à Forest, à l'est de la capitale de l'Etat, Jackson. «Les candidats doivent fournir deux documents prouvant leur identité», prévient le texte. (nxp/afp)

La cheffe des démocrates critique l'accord migratoire USA-Guatemala

La présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a exprimé vendredi ses doutes sur l'efficacité du statut de «pays tiers sûr» que contient l'accord sur le droit d'asile conclu fin juillet entre les États-Unis et le Guatemala, lors d'une visite au Salvador. «Je ne suis pas personnellement convaincue par l'efficacité du (statut de) pays tiers sûr , je ne pense pas que c'est une solution» pour résoudre les problèmes d'immigration aux États-Unis, a déclaré l'élue démocrate, une des principales opposantes au président Donald Trump sur la politique migratoire.

(NewsXpress)

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