Etats-Unis: Trump dit n'avoir pas voulu tuer al-Assad
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Etats-UnisTrump dit n'avoir pas voulu tuer al-Assad

Alors qu'un livre dénonce la gestion du président américain et affirme qu'il voulait abattre son homologue syrien, Donald Trump a démenti, mercredi.

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Le Pentagone a accepté une rallonge pour le mur voulu par le président américain à la frontière avec le Mexique. (Jeudi 13 février 2020)

Le Pentagone a accepté une rallonge pour le mur voulu par le président américain à la frontière avec le Mexique. (Jeudi 13 février 2020)

Keystone
Le républicain Mitt Romney a voté en faveur de la destitution du président américain, mais Donald Trump a été acquitté des accusations à son encontre. (Jeudi 6 février 2020)

Le républicain Mitt Romney a voté en faveur de la destitution du président américain, mais Donald Trump a été acquitté des accusations à son encontre. (Jeudi 6 février 2020)

Keystone
Le président américain Donald Trump a effectué une visite surprise aux troupes basées en Afghanistan. (Jeudi 28 novembre 2019)

Le président américain Donald Trump a effectué une visite surprise aux troupes basées en Afghanistan. (Jeudi 28 novembre 2019)

AFP

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi n'avoir jamais évoqué avec le chef du Pentagone l'éventuel assassinat du président syrien Bachar el-Assad. Il dément ce que rapporte le journaliste d'investigation Bob Woodward dans son dernier livre.

«Cela n'a jamais été même discuté (...). Cela n'a jamais été même envisagé», a répondu Donald Trump, interrogé dans le Bureau ovale pendant une visite à Washington du dirigeant koweïtien Cheikh Sabah al Ahmed al Djaber al Sabah. Il a qualifié le livre de «pure fiction».

Dans son livre, intitulé «Peur: Trump à la Maison blanche», Bob Woodward relate un épisode qui aurait eu lieu après l'attaque chimique d'avril 2017 attribuée au régime de Bachar el-Assad. Selon lui, Donald Trump aurait appelé le ministre de la Défense Jim Mattis et lui aurait dit, en termes très directs, qu'il souhaitait assassiner le président syrien.

Après avoir raccroché, M. Mattis se serait tourné vers un conseiller et aurait dit: «Nous n'allons rien faire de tout cela. Nous allons être beaucoup plus mesurés». Le chef du Pentagone n'a pas explicitement contesté cet épisode en particulier mais affirmé n'avoir jamais prononcé «les mots méprisants» qui lui sont attribués à l'encontre du président dans le livre.

«Colère» en cas de pertes civiles à Idleb

Le monde et les Etats-Unis suivent «de très près» l'évolution de la situation en Syrie, a averti mercredi Donald Trump, tandis que se multipliaient les mises en garde contre un assaut du régime contre Idleb, dernier grand bastion rebelle et djihadiste, .

«Le monde regarde et les Etats-Unis regardent (...) Je suis cela de très près», a prévenu le président américain, évoquant «une situation très triste dans la province d'Idleb» et soulignant que quelque trois millions de personnes y vivent. «Si c'est un massacre, le monde sera très très en colère et les Etats-Unis seront également très en colère», a-t-il encore dit.

Mardi, la Maison Blanche avait averti que les Etats-Unis et ses alliés réagiraient rapidement si le régime syrien avait de nouveau recours aux armes chimiques, en particulier dans la province d'Idleb.

Le Pentagone a par ailleurs dénoncé une campagne de désinformation de la Russie sur la situation en Syrie, destinée à affaiblir la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis et la forcer à quitter les zones qu'elle contrôle dans le nord du pays.

Le régime de Bachar el-Assad et son allié russe lancent quasi quotidiennement des déclarations va-t-en-guerre sur la province d'Idleb (nord-ouest), dominée par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et où sont également présentes des factions rebelles. (nxp/afp)

Trump attaque Nike

Le président américain Donald Trump a critiqué mercredi le géant Nike pour sa campagne de publicité mettant en scène le joueur de football américain controversé Colin Kaepernick, et a lancé une nouvelle attaque en direction de la Ligue nationale de football américain (NFL).

«Exactement comme la NFL, dont les audiences TV ont FORTEMENT BAISSE, Nike se fait complètement assassiner par la colère et les boycotts. Je me demande s'ils avaient imaginé que cela se passerait comme cela?», a-t-il tweeté.

Le milliardaire républicain fait référence à la réaction d'Américains qui ont promis de boycotter Nike pour avoir fait de Kaepernick le visage de sa dernière campagne de publicité.

(NewsXpress)

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