Actualisé 02.12.2018 à 13:32

Corée du NordTrump espère revoir Kim en janvier ou février

Le président américain a révélé que sa prochaine rencontre avec le dirigeant nord-coréen aurait certainement lieu début 2019.

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La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

AFP
Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Keystone
La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

AFP

Le président américain Donald Trump a confirmé samedi qu'il espérait organiser, probablement en janvier ou février, une deuxième rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un après leur sommet historique à Singapour en juin.

«Je crois qu'on va le faire (...) en janvier ou février, je pense», a dit M. Trump aux journalistes qui voyageaient avec lui à bord d'Air Force One, de retour d'Argentine où il a participé au sommet du G20.

Il a précisé que «trois endroits» étaient envisagés pour cette rencontre. Interrogé pour savoir s'il était prêt à accueillir Kim Jong Un aux États-Unis, M. Trump a répondu : «à un certain moment, oui».

«Nous nous entendons très bien. Nous avons une bonne relation», a-t-il encore dit. A Buenos Aires, M. Trump s'est entretenu samedi avec le président chinois Xi Jinping, essentiellement de leur conflit commercial. Mais selon le président américain M. Xi s'est dit d'accord pour travailler avec lui «à 100%» sur la Corée du Nord.

MM. Trump et Kim avaient engagé à Singapour, après plusieurs mois d'escalade belliqueuse, un dialogue visant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Mais Pyongyang n'a effectué depuis juin que peu de gestes concrets vers l'abandon de ses programmes nucléaire et balistique.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo devait rencontrer début novembre un haut dignitaire nord-coréen mais la réunion a été abruptement annulée, la Corée du Nord insistant sur un allègement des sanctions américaines à son encontre.

Le 16 novembre, après l'annonce par l'agence de presse nord-coréenne KCNA que M. Kim venait de superviser le test d'une nouvelle arme tactique de haute technologie, un porte-parole du département d'Etat américain avait réaffirmé que MM. Trump et Kim avaient «pris un certain nombre d'engagements sur une dénucléarisation définitive et complètement vérifiée et sur la création d'un avenir plus brillant pour la Corée du Nord».

Dénucléarisation définitive

«Nous parlons avec les Nord-Coréens de l'application de tous ces engagements», avait-il déclaré dans un communiqué. «Nous restons confiants que les promesses faites par le président Trump et par le dirigeant Kim seront tenues».

En marge du sommet du G20 à Buenos Aires, M. Trump s'est aussi entretenu vendredi avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in. Les deux hommes ont «réaffirmé leur engagement de parvenir à une dénucléarisation définitive et totalement vérifiée» de la Corée du Nord, a dit la porte-parole du président américain, Sarah Sanders.

Ils se sont mis d'accord sur le besoin de «maintenir une vigoureuse mise en oeuvre des sanctions pour s'assurer que la RDCC comprenne que la dénucléarisation est la seule voie», a-t-elle ajouté en utilisant le nom officiel de la Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

Sanctions maintenues

Des divergences d'approche sur le dossier nord-coréen sont apparues entre Séoul et son allié américain, qui déploie 28'500 soldats en Corée du Sud pour la protéger de son voisin. Washington estime que le rapprochement initié entre les deux Corée ne doit pas aller plus vite que la dénucléarisation et martèle que les sanctions doivent être maintenues tant qu'elle ne sera pas totale.

Après le troisième sommet inter-coréen de l'année, en septembre à Pyongyang, M. Kim s'était dit d'accord pour une visite à Séoul. Les perspectives d'un quatrième sommet entre MM. Kim et Moon ont faibli depuis alors que les négociations sur la dénucléarisation du Nord marquaient le pas.

Selon le porte-parole de la présidence sud-coréenne, Yoon Young-chan, MM. Trump et Moon ont convenu durant leurs échanges qu'une visite de M. Kim à Séoul «apporterait une impulsion supplémentaire à leurs efforts conjoints pour établir la paix sur la péninsule coréenne». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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