Actualisé 15.01.2016 à 08:36

Présidentielle américaine

Trump et Cruz déterrent la hache de guerre

Le ton s'est durci jeudi dans la course à l'investiture républicaine à la Maison blanche.

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08.06 Une supportrice de Donald Trump violentée par les opposants au milliardaire? Non, une actrice maquillée pour les besoins d'une série.

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18.04 Fermement opposé à Donald Trump, Mark Zuckerberg aurait le droit, et le pouvoir, d'oeuvrer contre le candidat républicain en activant des algorithmes sur Facebook. Cette idée semble cependant poser des problèmes éthiques au Californien.

18.04 Fermement opposé à Donald Trump, Mark Zuckerberg aurait le droit, et le pouvoir, d'oeuvrer contre le candidat républicain en activant des algorithmes sur Facebook. Cette idée semble cependant poser des problèmes éthiques au Californien.

AFP
30.03 Le favori des primaires républicaines américaines Donald Trump a suggéré de punir les femmes qui avortent avant de se rétracter. Ces propos ont provoqué une levée de boucliers tout en continuant à monopoliser l'attention des médias.

30.03 Le favori des primaires républicaines américaines Donald Trump a suggéré de punir les femmes qui avortent avant de se rétracter. Ces propos ont provoqué une levée de boucliers tout en continuant à monopoliser l'attention des médias.

AP/nam Y. huh

En tête dans les sondages, Donald Trump s'est découvert des adversaires pugnaces. Il a notamment essuyé les attaques répétées du sénateur du Texas Ted Cruz.

Les relations entre les deux hommes étaient plutôt cordiales depuis le début de la course à l'investiture républicaine, M. Trump ayant réservé ses piques à d'autres adversaires, comme le sénateur Marco Rubio, le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, l'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush ou celui du New Jersey Chris Christie.

Mais la trêve a été définitivement rompue lors du sixième débat républicain en Caroline du Sud. Le sénateur ultra-conservateur du Texas est passé à l'offensive contre les «valeurs new-yorkaises» du milliardaire, dont la tour de verre et d'acier, siège de son empire immobilier, domine Central Park.

Attaques contre l'esprit de New York

«Tout le monde sait que les valeurs de New York sont social-libérales, pro-avortement et pro-mariage gay», a lancé le sénateur texan à son rival. Une déclaration que Donald Trump a jugée «particulièrement insultante» pour les habitants de sa ville natale.

«New York est un lieu fantastique», a-t-il lancé, évoquant, sous des applaudissements nourris, la réaction «magnifique» de ses habitants après les attentats du 11 septembre 2001. «Nous avons reconstruit le centre de Manhattan», a-t-il ajouté, démontrant son aisance sous les projecteurs.

Donald Trump a également rétorqué que contrairement aux New-Yorkais, Ted Cruz n'avait pas «senti l'odeur de la mort» pendant des mois après les attentats.

Vieux dossier

Le magnat de l'immobilier a également mis en doute le droit de son rival à briguer la présidence, le sénateur du Texas étant né au Canada d'une mère américaine et d'un père cubain. «Un énorme point d'interrogation pèse sur votre candidature, vous ne pouvez pas faire ça au parti», a lancé le milliardaire.

Ted Cruz a riposté en accusant Donald Trump de chercher à salir son image parce qu'il est donné en tête par certains sondages dans l'Iowa, qui ouvrira le bal des primaires le 1er février.

Il a rappelé que M. Trump avait déjà demandé en septembre à ses avocats de vérifier si le sénateur était éligible à la Maison blanche, la Constitution réservant ce droit aux «citoyens des États-Unis à la naissance», et que leur réponse avait été positive.

«Depuis septembre, la Constitution n'a pas changé mais les sondages, si», a raillé Ted Cruz. «Je vois que Donald est consterné de voir sa cote baisser dans l'Iowa, mais les faits et la loi sont incontestables.»

Trump refuse la vice-présidence

Le magnat de l'immobilier a par ailleurs écarté d'un revers de main la proposition de son rival, qui évoquait la possibilité de lui offrir le poste de vice-président. «Si cela ne marche pas, je retournerai à la construction d'immeubles !».

En attendant le verdict du terrain, les sondages nationaux restent très flatteurs pour le milliardaire. Selon le plus récent, M. Trump est très largement en tête avec 33% des intentions de vote, contre 20% pour Ted Cruz et 13% pour le sénateur de Floride Marco Rubio.

Attaques contre Clinton

Unis dans leur dénonciation de la politique étrangère de Barack Obama, les sept candidats ont rivalisé dans leurs attaques envers Hillary Clinton, en position de favorite dans le camp démocrate.

Pour Jeb Bush, l'ancienne secrétaire d'Etat serait un «désastre» pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Mme Clinton s'est «disqualifiée pour être commandant en chef», a jugé M. Rubio, dénonçant ses responsabilités, selon lui, dans l'attaque de Benghazi, en Libye.

Les candidats républicains ont également dénoncé avec vigueur la capture de dix marins américains par l'Iran, qui ont été relâchés depuis. Ils ont dénoncé comme l'a fait le sénateur Ted Cruz, que l'Amérique n'avait pas «à se mettre à genoux» devant Téhéran. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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