Chute du Mur: Trump invité au «respect» plutôt qu'à «l'égoïsme»
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Chute du MurTrump invité au «respect» plutôt qu'à «l'égoïsme»

Les réactions des grandes puissances à l'occasion du 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin convergent vers une unité d'action.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé les Etats-Unis de Donald Trump au «respect mutuel» avec ses alliés, au détriment de «l'égoïsme national», samedi à Berlin lors de la célébration de la chute du Mur.

«Nous, les Allemands, nous devons beaucoup à cette Amérique. A cette Amérique en tant que partenaire dans le respect mutuel, en tant que partenaire pour la démocratie et la liberté, contre l'égoïsme national. C'est ce que je souhaite aussi à l'avenir», a lancé Porte de Brandebourg M. Steinmeier, en présence de plusieurs dirigeants d'Europe de l'Est.

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Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé les Etats-Unis de Donald Trump au «respect mutuel» avec ses alliés, au détriment de «l'égoïsme national»,  lors de la célébration de la chute du Mur. (Samedi 9 novembre 2019)

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé les Etats-Unis de Donald Trump au «respect mutuel» avec ses alliés, au détriment de «l'égoïsme national», lors de la célébration de la chute du Mur. (Samedi 9 novembre 2019)

AFP
La chancelière allemande a rappelé les «valeurs qui fondent l'Europe», à l'occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin. (Samedi 9 novembre 2019)

La chancelière allemande a rappelé les «valeurs qui fondent l'Europe», à l'occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin. (Samedi 9 novembre 2019)

AFP
Le mémorial érigé en hommage aux personnes qui ont trouvé la mort en tentant de traverser le Mur. (Samedi 9 novembre 2019)

Le mémorial érigé en hommage aux personnes qui ont trouvé la mort en tentant de traverser le Mur. (Samedi 9 novembre 2019)

AFP
Chute du mur de Berlin, c'était il y a 30 ans

Le 9 novembre marque le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Cette journée restera à jamais gravée dans la mémoire collective allemande

«Nous continuerons à travailler avec l'Allemagne»

Le président américain Donald Trump a rendu hommage samedi à l'Allemagne, l'un des «plus précieux alliés» des Etats-Unis, à l'occasion du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

«La Guerre froide est terminée depuis longtemps, mais les régimes tyranniques dans le monde continuent à utiliser les tactiques d'oppression du totalitarisme de type soviétique qui ont jeté une ombre durable sur l'Histoire», écrit la Maison Blanche.

«Nous continuerons à travailler avec l'Allemagne, l'un de nos plus précieux alliés, pour s'assurer que le feu de la liberté brûle telle une lueur d'espoir et d'opportunité pour le monde entier», ajoute-t-elle.

Les relations entre Washington et Berlin se sont refroidies depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Le milliardaire républicain critique régulièrement la chancelière allemande Angela Merkel, notamment sa politique d'accueil des migrants.

Il accuse également l'Allemagne, membre de l'Otan, d'être un partenaire «défaillant» et mauvais payeur.

Femmes et hommes épris de liberté

Avant de se rendre dimanche à Berlin, Emmanuel Macron a appelé samedi, jour anniversaire de la chute du Mur, en français et en allemand sur Twitter, à être «digne» de la «promesse» d'il y a 30 ans.

«Il y a 30 ans, le Mur de Berlin n'est pas tombé. Il a été abattu par le courage de milliers de femmes et d'hommes épris de liberté. Ils ont ouvert la voie de la réunification de l'Allemagne et de l'unité de l'Europe», a salué le président français.

«Soyons à la hauteur de leur courage et dignes de leur promesse», a-t-il plaidé, alors que le climat actuel est plutôt aux dissensions entre les alliés de l'époque de la guerre froide.

Le chef de l'Etat n'arrivera que dimanche soir pour un dîner avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président, Frank-Walter Steinmeier.

De son côté, le Premier ministre français, Edouard Philippe, a publié une vidéo sur Twitter où il narre comment il a appris la nouvelle le 9 novembre 1989, en plein cours à Sciences Po où il était étudiant: «tout le monde se lève, tout le monde applaudit, tout le monde s'embrasse (...) Je repense à une fête».

«Le fait qu'en si peu de temps et de façon aussi pacifique il y ait pu avoir cette disparition du Mur puis cette réunification allemande est quand même quelque chose d'extraordinaire», souligne le chef du gouvernement. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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