01.12.2017 à 20:11

Vidéos antimusulmanesTrump la retweete, elle le prie de lui éviter la taule

Très fière que le président américain ait retweeté ses vidéos antimusulmanes, la vice-présidente de Britain First espère qu'il interviendra pour lui épargner la prison.

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joc

Donald Trump a provoqué un torrent d'indignation au Royaume-Uni en relayant trois vidéos antimusulmanes publiées par la vice-présidente du petit parti d'extrême droite Britain First. Alors que les tweets de Jayda Fransen ne touchent généralement qu'une audience confidentielle, les posts repris par le président américain ont été retweetés plus de 15'000 fois chacun, pour le plus grand plaisir de l'intéressée, qui n'a pas manqué de s'en vanter sur les réseaux sociaux.

«Monde libre»

Actuellement, Jayda Fransen fait l'objet de poursuites judiciaires après un discours prononcé à Londres. «Nous sommes en guerre contre l'islam (...), le jihad et l'islam ne font qu'un, ce ne sont pas des entités séparées», avait-t-elle déclaré. Craignant de finir en prison, la Britannique s'est dit que, puisqu'il avait aimé ses dernières publications, Donald Trump pourrait peut-être faire quelque chose pour elle.

Dans une vidéo qu'elle a publiée sur Twitter, Fransen s'adresse directement au président américain. Elle commence par remercier «le leader du monde libre» d'avoir retweeté ses publications. La vice-présidente de Britain First poursuit: «Au nom de moi-même et de tous les citoyens britanniques, pour tous les hommes et toutes les femmes qui se sont battus, qui ont saigné et qui sont morts pour notre liberté d'expression, je fais appel à vous et demande de l'aide. Je vous demande d'intervenir avant que l'on me jette en prison», a-t-elle déclaré mercredi.

Suppression de la BBC, interdire le mot «racisme»...

Ce n'est pas la première fois que Jayda Fransen a maille à partir avec la justice. Vice-présidente de Britain First depuis 2014, Mme Fransen, 31 ans, juriste de formation, a déjà été condamnée en 2016 à une amende de près de 2000 livres (environ 2600 francs) pour avoir insulté une femme portant le voile durant une «patrouille chrétienne» organisée par sa formation à Luton (nord de Londres). Le président du parti Paul Golding est lui aussi poursuivi pour des actions contre des musulmans.

Outre l'interdiction de l'islam, Britain First entend supprimer la BBC, «corrompue» et «politiquement biaisée», interdire l'usage du mot «racisme» dans les médias, supprimer l'aide extérieure du Royaume-Uni, quitter l'Union européenne (sans payer de facture de sortie) et les Nations Unies, mais aussi rétablir la peine de mort et interdire l'avortement.

(joc/afp)

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