Syrie: Trump: le sort d'Assad n'est «pas un obstacle»
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SyrieTrump: le sort d'Assad n'est «pas un obstacle»

Le sort du président syrien ne serait «pas un obstacle» pour mettre fin au conflit, a déclaré Donald Trump mardi aux ambassadeurs du Conseil de sécurité.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Le président américain Donald Trump a assuré aux ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU que l'avenir du président syrien, Bachar el-Assad, n'était «pas un obstacle» pour mettre fin au conflit, a déclaré mardi l'ambassadeur russe aux Nations unies.

Donald Trump, qui a qualifié le président Assad de «boucher», a affirmé lors d'un déjeuner lundi à la Maison Blanche avec les 15 ambassadeurs du Conseil, qu'il appartenait au peuple syrien de décider de son sort, a assuré le représentant russe, Petr Iliichev.

«Il a dit que l'avenir d'Assad n'était pas un obstacle», a déclaré Petr Iliichev à l'AFP. Pour Donald Trump, «qu'il reste ou qu'il parte n'est pas important. Ce qui est important, c'est le processus politique, la cessation de l'effusion de sang, des hostilités (...). Et alors le peuple décidera», a-t-il ajouté.

Pourparlers dans l'impasse

Les pourparlers sous l'égide de l'ONU pour mettre fin à la guerre civile de six ans en Syrie sont dans l'impasse, l'opposition exigeant le départ de Bachar el-Assad avant tout accord de paix.

La Russie, allié indéfectible du régime syrien, insiste pour que le sort de Bachar el-Assad soit réglé par des élections qui se tiendraient dans le cadre d'une transition politique.

L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a dit comprendre de son côté que la politique de Donald Trump en Syrie était de «mettre fin au conflit le plus rapidement possible» et que cela impliquait des «discussions politiques qui conduiront à une transition après laquelle Assad ne sera plus au pouvoir».

L'attaque chimique, un tournant ?

Après l'attaque chimique présumée qui a poussé les États-Unis à lancer des bombardements contre le régime syrien, l'ambassadrice américaine Nikki Haley avait déclaré que la paix en Syrie était impossible sous Bachar el-Assad. «Si vous regardez ses actes, si vous regardez la situation, il sera difficile de voir un gouvernement pacifique et stable avec Assad», avait-elle déclaré.

Les États-Unis ont haussé le ton après l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, que Washington et ses alliés attribuent à l'armée syrienne.

Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait lancé l'idée d'une coopération avec Damas pour lutter contre l'Etat islamique. Mais le président américain a estimé après l'attaque que le président syrien avait «franchi beaucoup de lignes» rouges avec l'utilisation présumée d'armes chimiques et que son attitude envers lui avait «beaucoup changé».

La Syrie et la Corée du Nord ont été les principaux sujets de discussion entre Donald Trump et les membres du Conseil, mais les ambassadeurs ont également exprimé leurs inquiétudes sur les réductions annoncées des financements américains aux Nations Unies. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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