Actualisé 21.11.2018 à 15:32

Etats-UnisTrump remercie Ryad... pour la baisse du pétrole

Le président américain a exprimé mercredi toute sa reconnaissance à Ryad pour avoir fait baisser le cours de l'or noir.

Pour Donald Trump, pas question de toucher à l'alliance stratégique unissant Ryad et Washington.

Pour Donald Trump, pas question de toucher à l'alliance stratégique unissant Ryad et Washington.

Keystone

Donald Trump a remercié mercredi l'Arabie saoudite pour la baisse du prix du pétrole, au lendemain de son soutien sans faille affiché à Ryad plus d'un mois après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir.

«Les prix du pétrole baissent. Génial!», s'est félicité sur Twitter le 45e président des Etats-Unis. «54 dollars, c'était 82 dollars avant. Merci à l'Arabie saoudite, mais allons encore plus bas», a-t-il poursuivi. La veille, la Maison Blanche avait surpris en publiant un communiqué réitérant un soutien sans faille à l'Arabie saoudite.

Or le meurtre du journaliste saoudien le 2 octobre dernier dans le consulat saoudien d'Istanbul a terni l'image du royaume et de son prince héritier, Mohammed ben Salmane, dont la plupart des observateurs estiment qu'il ne pouvait pas ignorer l'opération.

Un soutien inébranlable

«Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet événement tragique --peut-être, peut-être pas!», a dit Donald Trump dans un communiqué. «Nous ne connaîtrons peut-être jamais tous les faits entourant le meurtre de Jamal Khashoggi», un «crime épouvantable que notre pays ne pardonne pas», a-t-il ajouté.

Mais pour le locataire de la Maison Blanche, pas question de toucher à l'alliance stratégique unissant Ryad et Washington. «Les Etats-Unis entendent rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite», a-t-il poursuivi, insistant sur la réactivité de Ryad à sa demande de maintenir le prix du pétrole à des «niveaux raisonnables».

Selon plusieurs médias américains, dont le Washington Post, dans lequel écrivait M. Khashoggi, la CIA n'a plus de doutes sur la responsabilité de Mohammed ben Salmane, dit «MBS». Donald Trump a assuré mardi que l'agence américaine de renseignement extérieur n'avait «rien trouvé d'absolument certain». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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