Actualisé 27.03.2020 à 21:16

Coronavirus

Trump signe le plan de relance à 2000 milliards

Alors que la pandémie frappe désormais les Etats-Unis de plein fouet, le président US a paraphé le gigantesque plan de relance économique adopté par le Congrès vendredi.

Le texte prévoit notamment l'envoi d'un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains.

Le texte prévoit notamment l'envoi d'un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains.

AFP

Le président américain Donald Trump a signé vendredi le plan de relance adopté par le Congrès pour soutenir la première économie mondiale, asphyxiée par le coronavirus. Ces mesures mobiliseront 2000 milliards de dollars.

«Nous avons été frappés par l'ennemi invisible et nous avons été durement frappés», a déclaré M. Trump lors d'une cérémonie de signature dans le Bureau ovale. Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois prédit un rebond économique «spectaculaire» aux Etats-Unis une fois le combat contre le virus achevé.

Le texte prévoit notamment l'envoi d'un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains, près de 400 milliards de dollars d'assistance aux petites entreprises, et 500 milliards d'aide aux grandes sociétés, qui seront soumises à la surveillance d'un contrôleur général. Cent milliards de dollars sont destinés aux hôpitaux et 30 milliards sont destinés à financer la recherche sur les vaccins et traitements du Covid-19.

Il alloue également 25 milliards de dollars aux compagnies aériennes, quatre milliards aux compagnies de fret aérien et trois milliards aux entrepreneurs pour payer les salaires, en plus de 25 milliards de dollars de prêts et de garanties de prêts aux compagnies aériennes et de quatre milliards de dollars au fret aérien.

Rebondissements

Alors que les Etats-Unis sont devenus jeudi le premier pays affecté par le coronavirus, avec désormais plus de 86'000 cas détectés, et 1300 décès, le vote de ce plan historique à la Chambre des représentants vendredi a été marqué par plusieurs rebondissements.

Sa présidente démocrate Nancy Pelosi avait plaidé pour l'adoption rapide de ce texte par un vote oral, afin de ne faire rentrer à Washington qu'un petit nombre de parlementaires. Ce type de vote lève en effet l'obligation d'avoir un nombre minimum de membres de la Chambre dans l'hémicycle (ou «quorum», fixé ici à 216).

Mais sachant qu'un élu républicain, le libertarien Thomas Massie, menaçait de réclamer ce quorum et un vote classique, de nombreux parlementaires sont rentrés. Dans un rare consensus, la plupart des démocrates et républicains présents se sont alliés pour rejeter sa demande, précipitant l'adoption, par acclamation, du plan de relance.

Jusque dans les galeries

Afin de respecter les distances de sécurité pour éviter la propagations du virus, des parlementaires étaient exceptionnellement assis jusque dans les galeries de visiteurs, qui surplombent l'hémicycle.

Donald Trump avait tweeté dans la matinée que M. Massie devrait être exclu du parti républicain. «Il veut juste se faire de la publicité. Il ne peut pas l'empêcher, seulement retarder (le vote, ndlr), ce qui est à la fois dangereux et coûteux», a-t-il accusé. Le Sénat l'avait approuvé à l'unanimité (96-0) dans la nuit de mercredi à jeudi. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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