Fusillade en Floride: Trump tacle le FBI: «Ils ont manqué tous les signaux»
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Fusillade en FlorideTrump tacle le FBI: «Ils ont manqué tous les signaux»

Pour le président américain, le FBI aurait mieux fait de prendre en compte les informations reçues sur le tireur du lycée de Floride, au lieu de s'occuper de l'ingérence russe. Mais Trump a oublié un détail...

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Le policier accusé de passivité lors de la fusillade du lycée de Parkland, en Floride, a été arrêté mardi pour négligence. (4 juin 2019)

Le policier accusé de passivité lors de la fusillade du lycée de Parkland, en Floride, a été arrêté mardi pour négligence. (4 juin 2019)

AFP
Sydney Aiello, survivante de Parkland rongée par la culpabilité du survivant, selon sa famille, s'est suicidée à 19 ans la semaine dernière. (22 mars 2019)

Sydney Aiello, survivante de Parkland rongée par la culpabilité du survivant, selon sa famille, s'est suicidée à 19 ans la semaine dernière. (22 mars 2019)

AFP
Un hommage aux victimes de la fusillade qui avait fait 17 morts le jour de la Saint Valentin, il y a un an, a été rendu jeudi en Floride. (14 février 2019)

Un hommage aux victimes de la fusillade qui avait fait 17 morts le jour de la Saint Valentin, il y a un an, a été rendu jeudi en Floride. (14 février 2019)

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Le président américain Donald Trump a accusé samedi le FBI de n'avoir pas su empêcher la fusillade qui a fait 17 morts mercredi dans un lycée de Floride, jugeant que la police fédérale passait en revanche «trop de temps» à enquêter sur les interférences russes dans l'élection de 2016.

Cette charge de Donald Trump contre le FBI intervient alors qu'il fait face à des critiques concernant ses liens avec la NRA, le puissant lobby des armes à feu aux Etats-Unis. Mais la fusillade a aussi mis en lumière une grave défaillance du FBI, qui a reconnu avoir reçu en janvier un appel d'un proche du tueur de 19 ans, Nikolas Cruz, alarmé par son comportement déviant et ses intentions meurtrières.

«Vraiment dommage que le FBI ait manqué tous les signaux envoyés par le tireur de l'école de Floride. Ce n'est pas acceptable», a tweeté le président américain. «Ils passent trop de temps à essayer de prouver la collusion russe avec la campagne Trump - Il n'y a pas de collusion. Revenez-en aux bases et rendez-nous tous fiers de vous!» a-t-il ajouté, alors même que ce n'est plus le FBI qui dirige l'enquête sur l'affaire russe depuis mai, mais le procureur spécial Robert Mueller.

Problèmes psychologiques

Au lendemain de la fusillade, Donald Trump avait insisté sur les problèmes mentaux du tueur, ne disant rien sur le droit de posséder une arme garanti par le deuxième amendement de la Constitution, ni sur les armes semi-automatiques comme l'AR-15 utilisé par le tireur.

Nikolas Cruz était suivi psychologiquement pour des problèmes de comportement mais il a profité d'une législation laxiste en Floride pour acheter légalement son arme l'année dernière. A son âge, de nombreux Américains ne pouvaient pas acheter une bière ou des cigarettes. Pourtant, plusieurs signaux d'alarme ont été déclenchés jusqu'à récemment sur les risques posés par le jeune homme.

Une enquête sociale lancée dans le cadre d'une auto-mutilation révélait dès septembre 2016 qu'il voulait acheter une arme à feu. «Nikolas Cruz a des coupures récentes sur les deux bras. Nikolas Cruz a déclaré qu'il prévoit d'acheter une arme à feu. Nous ignorons dans quel but il veut acheter l'arme à feu», indique un rapport laconique des services de protection de l'enfance cité par le quotidien South Florida Sun Sentinel.

Si ces faits dénotaient bien «certaines implications» pour sa sécurité, ces services avaient à l'époque conclu que le jeune homme était suivi de façon adéquate par son école et dans un institut spécialisé dans la santé mentale.

Nikolas Cruz était suivi «parce qu'il était désigné comme un adulte vulnérable à cause de troubles mentaux», selon le journal.

FBI critiqué

Le FBI est sous le feu des critiques après avoir reconnu qu'il avait reçu, le 5 janvier, un appel d'un proche de Nikolas Cruz. Cet appel décrivait le comportement déviant du jeune homme et ses intentions meurtrières. Le FBI a admis vendredi une grave défaillance en ayant ignoré cet appel.

La police locale était elle aussi alertée sur la dangerosité de Cruz, a affirmé CNN. Sa mère adoptive, morte l'an dernier, «avait plusieurs fois demandé à la police de venir chez elle pour l'aider à faire face à ses accès de violence, à ses menaces et à son comportement autodestructeur».

Ingérence russe

L'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 n'est plus dirigée par le FBI, mais par le procureur spécial Robert Mueller, nommé après le limogeage du directeur du FBI James Comey par le président américain en mai 2017. Plusieurs commissions parlementaires mènent par ailleurs leurs propres investigations sur cette affaire.

L'enquête du procureur spécial Mueller touche le premier cercle de Donald Trump, qui se plaint régulièrement qu'elle entrave injustement son action politique. De nombreux proches et collaborateurs ont été interrogés, et quatre ont été inculpés pour des délits financiers ou autres.

Treize Russes, dont un proche du président Vladimir Poutine, ont été inculpés vendredi par la justice américaine pour avoir favorisé la candidature de Donald Trump par des moyens déloyaux. Moscou a qualifié ces accusations de «baratin» et de «fantasme». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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