États-Unis: Trump veut faire un test de Q.I. avec Biden

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États-UnisTrump veut faire un test de Q.I. avec Biden

Mené dans les sondages, le président américain a critiqué les enquêtes d’opinion, ainsi que son futur adversaire «incapable d’aligner deux phrases à la suite».

Donald Trump continue de payer cher sa gestion jugée mauvaise de la crise du Covid-19 aux États-Unis.

Donald Trump continue de payer cher sa gestion jugée mauvaise de la crise du Covid-19 aux États-Unis.

AFP

Le président républicain Donald Trump a de nouveau balayé d’un revers de manche un dernier sondage le montrant en difficulté croissante face à son rival démocrate Joe Biden, dans une interview diffusée dimanche sur Fox News.

«D’abord et avant tout, je ne suis pas en train de perdre, car ce sont des sondages bidon», a assuré le milliardaire, interrogé par le journaliste Chris Wallace sur une enquête d’opinion montrant Joe Biden le devançant de huit points, à 49% contre 41%. «Biden est incapable d’aligner deux phrases à la suite», a ensuite attaqué le président américain qui, invité à préciser s’il considérait son adversaire comme «sénile», n’est cependant pas allé jusque-là. «Je ne veux pas dire cela, je dirais qu’il n’est pas compétent pour être président. Pour être président, il faut être vif d’esprit, solide, et bien d’autres choses. Il ne sort même pas de son sous-sol», a critiqué Trump.

Il faisait référence au fait que Joe Biden, 77 ans, passe l’essentiel de son temps reclus dans sa résidence dans l’État du Delaware, peinant à donner un élan médiatique à sa campagne pour la Maison-Blanche.

«Faisons un test maintenant»

Donald Trump a également refusé d’apporter tout crédit à une conclusion du sondage de Fox News montrant que les électeurs le considéraient moins «compétent» que Joe Biden. Il a suggéré que cette question soit tranchée par un test de quotient intellectuel imposé aux deux candidats septuagénaires. «Faisons un test. Faisons un test maintenant. Posons-nous, Joe et moi, et passons un test», a lancé le dirigeant républicain, qui le 3 novembre sera opposé dans les urnes à l’ancien vice-président de Barack Obama.

Un autre sondage publié dimanche et réalisé par la chaîne ABC et le journal Washington Post montre une avance de Joe Biden sur Donald Trump encore plus nette dans les intentions de vote, à 55% contre 40%. Donald Trump continue de payer cher sa gestion jugée mauvaise de la crise du Covid-19 aux États-Unis, avec un taux d’approbation de sa politique générale chutant à 39%, 57% la réprouvant.

«J’aurai raison au final»

Alors que le nombre d'infections au coronavirus flambe aux Etats-Unis, Donald Trump a défendu ses propos selon lesquels la maladie finirait par «disparaître», en se disant opposé à l'idée d'imposer le port du masque au niveau national. «J'aurai raison au final. Vous savez, j'ai dit: +ça va disparaître+. Je le dirai encore», a déclaré le président américain dans une interview à Fox News Sunday, diffusée dimanche. «Ça va disparaître et j'aurai raison», a-t-il insisté.

Plus de 60’000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés dans le pays en 24 heures, selon le comptage samedi de l'université Johns Hopkins, portant à environ 3,7 millions le nombre total de cas depuis le début de la pandémie. Pour le président américain, «beaucoup de ces cas (les nouveaux, ndlr) sont des gens jeunes qui guériraient en un jour». «Ils ont le nez qui coule et on comptabilise ça comme un test (...). Beaucoup de ces cas ne devraient même pas être des cas», a-t-il estimé, expliquant la disparité dans les chiffres avec l'Europe, où le nombre d'infections a fortement baissé, par le nombre de tests. «Ils ne dépistent pas. Ils ne dépistent pas», a-t-il lancé.

Contre l’obligation du port du masque

Quant au taux de mortalité, le président a affirmé que son pays avait «l'un des taux les plus bas, peut-être le plus bas au monde», ce que contestent certains experts.

Envisagerait-il de demander le port du masque au niveau national pour tenter d'endiguer la pandémie, alors que plusieurs villes et Etats l'ont rendu obligatoire dans les lieux publics? «Non, je veux que les gens aient une certaine liberté (...) et je ne suis pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle si tout le monde met un masque tout va disparaître», a-t-il répondu.

Le milliardaire républicain est très réticent à porter un masque et n'est apparu qu'une fois en public avec cette protection. Avant, «tout le monde disait «ne mettez pas de masque», tout à coup tout le monde doit porter un masque, et comme vous le savez les masques causent des problèmes aussi. Ceci dit, je crois aux masques. Je pense que les masques, c'est bien», a-t-il dit. Les Etats-Unis déplorent jusqu'ici 140’000 morts dues au coronavirus.

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