Etats-Unis: Trump veut réduire le prix des médicaments
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Etats-UnisTrump veut réduire le prix des médicaments

Donald Trump a annoncé vendredi un plan pour faire baisser le prix des médicaments, l'une de ses promesses de campagne.

A l'approche des législatives de novembre, Donald Trump a semblé donné corps à l'une de ses promesses de campagne, sans effrayer l'industrie concernée: le président américain a annoncé vendredi un plan d'action pour réduire le prix des médicaments aux Etats-Unis, parmi les plus élevés au monde. L'opposition démocrate l'a accusé de ne pas aller aussi loin qu'il l'avait promis pendant la campagne électorale.

«Nous allons accroître la concurrence et réduire les obstacles réglementaires pour que les médicaments puissent arriver sur le marché plus vite et pour moins cher», a assuré le président américain lors d'un discours à la Maison Blanche aux côtés du ministre de la Santé Alex Azar. Il menaçait notamment de «court-circuiter les intermédiaires qui sont devenus très, très riches».

Le plan vise essentiellement à faire baisser le prix des médicaments pour les personnes âgées et les retraités couverts par le programme d'assurance sociale Medicare. Il évoque aussi la volonté d'aider les génériques à percer. Mais il ne prévoit pas la possibilité, évoquée par M. Trump pendant la campagne électorale, de laisser Medicare négocier directement le prix des médicaments avec les entreprises pharmaceutiques pour obtenir des prix plus concurrentiels.

La faute aux pays étrangers

Tout en saluant l'initiative du président républicain de s'en prendre aux groupes pharmaceutiques, la sénatrice démocrate Clara McCaskill a indiqué dans un communiqué ne pas comprendre «pourquoi le président a renoncé à son idée de laisser Medicare négocier le prix des médicaments directement, ce qui permettrait à des millions de gens de faire des économies».

Le prix des médicaments est l'un des serpents de mer de la politique américaine. Selon des statistiques de l'OCDE, les Etats-Unis ont les dépenses de santé les plus élevées des pays industrialisés avec près de 10'000 dollars par habitant, le prix des médicaments en représentant une importante partie.

Donald Trump a également accusé les pays étrangers d'être en partie responsables des prix élevés des médicaments aux Etats-Unis. «C'est ridicule et cela ne va pas durer», a lancé le président américain, sans toutefois désigner nommément de pays.

«Quand les gouvernements étrangers obtiennent des compagnies pharmaceutiques américaines des prix déraisonnablement bas, les Américains doivent payer plus pour subventionner les énormes coûts de recherche et de développement», a-t-il affirmé. Au final, cela «revient à subventionner les consommateurs étrangers et à réduire l'innovation et le développement de nouveaux traitements», constate le plan.

Une «absurdité»

Dans un communiqué, le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer a affirmé que «nos partenaires commerciaux doivent apporter leur quote-part à la recherche et au développement pharmaceutiques en assurant des niveaux suffisants de protection de la propriété intellectuelle et en ayant des systèmes de fixation des prix équitables et transparents». Sous l'impulsion «du Président, nous ferons tout ce qui est possible pour que les médicaments américains soient vendus à un juste prix dans le monde», ajoutait-il.

«Demander à l'Allemagne de faire payer ses citoyens plus pour les médicaments pour faire payer moins les Américains est une solution de facilité et une absurdité à laquelle personne ne peut croire», a réagi le sénateur démocrate Chuck Schumer dans un communiqué. L'élu accuse le président Trump de s'être borné à «emballer» la question sans apporter de véritable réponse.

A Wall Street, les actions des grands groupes pharmaceutiques n'ont pas souffert de l'annonce, Merck gagnant en clôture 2,81%, Pfizer 1,31%, Bristol Myers 1,39%, Eli Lilly - dont M. Azar est l'un des anciens dirigeants - 1,97%. Peut-être parce que le plan reste plutôt flou sur les contraintes qui pourraient leur être imposées. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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