Grèce: Tsipras juge «non nécessaire» un prêt du FMI
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GrèceTsipras juge «non nécessaire» un prêt du FMI

Le premier ministre grec a estimé que la recapitalisation des banques pouvait se faire sans une nouvelle contribution du FMI.

Alexis Tsipras devant le parlement à Athènes, le 5 décembre 2015.

Alexis Tsipras devant le parlement à Athènes, le 5 décembre 2015.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a jugé lundi qu'il n'était «pas nécessaire» que le Fonds monétaire international participe au plan de sauvetage financier de la Grèce au côté de l'UE, vu des besoins réduits de financement et sa position «non constructive».

«J'ai l'impression que le financement du FMI n'est pas nécessaire» à ce plan de sauvetage, conclu le 13 juillet dernier mais auquel le FMI a réservé jusque là sa participation, a affirmé Alexis Tsipras lors d'une interview sur la chaîne publique Et1.

Ce plan a été conclu pour une enveloppe totale de 86 milliards d'euros sur trois ans, mais il incluait une enveloppe de 25 milliards pour la recapitalisation du système bancaire grec, qui n'a finalement requis que 5,7 milliards, et «il y a donc besoin de moins d'argent», a affirmé Alexis Tsipras.

Position «pas constructive»

En outre, «la position du FMI n'est pas constructive», a ajouté le dirigeant de gauche, reprochant à l'institution financière de demander l'inacceptable à la fois aux Grecs et à l'UE, aux uns les «réformes les plus dures» et à l'autre des garanties pour la viabilité de la dette grecque.

Le Fonds avait annoncé en décembre qu'il pourrait décider en janvier de sa participation aux prêts à la Grèce, actuellement entièrement financés par l'UE.

Le Fonds a participé aux deux précédents plans de sauvetage financier de la Grèce mais réclame cette fois des engagements suffisants d'Athènes sur les réformes et de Bruxelles sur un allégement de la dette du pays.

Le retour du «quartet»

Alexis Tsipras a fait cette déclaration à la veille du retour à Athènes du «quartet» représentant les créanciers, Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli, du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Delia Velculescu, du FMI.

Cette mission doit superviser le lancement d'un nouveau train de mesures, notamment d'accélération des privatisations et de règlements des dettes des entreprises, que le gouvernement s'est engagé à faire voter vers la mi-décembre pour décrocher une nouvelle tranche de prêts d'un montant de 1 milliard d'euros. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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