Genève: Tuberculose à l'école: cas révélé des mois après
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GenèveTuberculose à l'école: cas révélé des mois après

Une enseignante du postobligatoire a contracté la maladie au début de l'été. Ses élèves sont actuellement dépistés. Cette procédure est standard, rassure l'Etat.

par
Thomas Piffaretti
Seuls 35 des 1100 élèves de l'établissement ont été convoqués.

Seuls 35 des 1100 élèves de l'établissement ont été convoqués.

«J'ai un peu paniqué quand j'ai ouvert le courrier, le nom de la maladie fait toujours son petit effet.» Etudiant de l'école de commerce Aimée-Stitelmann, Simon* a reçu jeudi un pli lui annonçant qu'il avait été exposé à la tuberculose, à la fin de la dernière année scolaire. Une prof avait contracté l'infection, qui attaque principalement les poumons. «C'est vrai qu'elle toussait, se souvient le jeune adulte. Mais je trouve scandaleux d'être prévenu plusieurs mois après le diagnostic.»

Procédure normale

La procédure est pourtant normale, assurent les autorités. «La réaction immunitaire à la bactérie est décelable par un test entre deux et trois mois après l'exposition à la maladie, ce qui explique le délai entre l'annonce du cas de tuberculose et la convocation des élèves», précise le docteur Claire-Anne Wyler Lazarevic, directrice adjointe du Service cantonal de santé de l'enfance et de la jeunesse.

Etudiants invités à un dépistage

Environ 35 élèves vont être convoqués pour passer des tests de dépistage. «Une cinquantaine de cas par an sont diagnostiqués à Genève. Dans chacune de ces situations, le cercle proche des malades est dépisté et suivi pour s'assurer qu'il n'y aura pas de flambée», ajoute le médecin cantonal, Jacques-André Romand. Ce type de dispositif n'est pas rare, mais son dernier déploiement dans une école remonte à plusieurs années. «Le risque d'être contaminé par la bactérie est très faible. Il faut un contact proche et prolongé avec la personne malade», rappelle Claire-Anne Wyler Lazarevic.

* Prénom d'emprunt.

Autrefois mortelle

Si la maladie faisait encore des ravages dans la population jusqu'à la moitié du XXe siècle, elle se soigne désormais très bien, explique le professeur Jacques-André Romand. «On n'en meurt plus. Un traitement antibiotique permet la guérison. Le problème est la capacité des bactéries à devenir résistantes à ces médicaments», relève-t-il toutefois. La tuberculose se transmet via les organismes expirés par le malade. Ce sont les personnes dont le système immunitaire est affaibli qui sont le plus menacées.

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