Haute-Savoie (F) – Tuerie de Chevaline: le motard a été mis hors de cause
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Haute-Savoie (F)Tuerie de Chevaline: le motard a été mis hors de cause

L’homme placé mercredi en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le quadruple meurtre non élucidé de 2012 a été libéré ce jeudi. Aucune charge n’a été retenue contre lui.

Le portrait-robot du motard qui avait été diffusé en 2013.

Le portrait-robot du motard qui avait été diffusé en 2013.

L’homme, placé en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête sur le quadruple meurtre non élucidé perpétré en 2012 à Chevaline (F), a été libéré ce jeudi à 17h30, a communiqué Line Bonnet, la procureure de la République d’Annecy. Elle a précisé qu’aucune charge n’était retenue contre lui. «Les explications données et les vérifications opérées ont permis d’écarter son éventuelle participation aux faits», a-t-elle communiqué, ajoutant que les investigations continuent pour identifier le ou les auteurs du crime. Trois enquêteurs s’y consacrent à temps complet.

Le motard se trouvait à proximité des lieux du crime le jour des faits. La justice avait diffusé son portrait-robot en 2013 pour le retrouver. Il avait été identifié en 2015, avait été interrogé comme témoin et mis une première fois hors de cause. En septembre de cette année, il avait participé avec trois autres témoins à une «mise en situation» à Chevaline diligentée par la procureure d’Annecy. Cette opération avait pour but de chronométrer les différents déplacements allégués par ces personnes en cours de procédure.

Avocat du motard, Me Jean-Christophe Basson-Larbi a déclaré à BFM TV que «l'on peut dire que c'est une issue normale parce que cette garde à vue n'était pas justifiée. Son issue le prouve.» Son client «a vécu presque 48 heures d'enfer, il va mettre du temps à s'en remettre», a-t-il regretté. Il a par ailleurs rappelé qu’il n'avait pas assisté à la fusillade.

Quatre morts, deux survivantes et un mystère

Le 5 septembre 2012, peu avant 16h, un cycliste découvrait sur un parking de Chevaline, dans une combe forestière du sud du lac d’Annecy, les corps criblés de balles de Saad al-Hilli, un ingénieur britannique d’origine irakienne, de sa femme et de sa belle-mère. La famille était en vacances dans la région. Leurs deux fillettes d’alors 4 et 7 ans, dont l’une grièvement blessée, avaient quant à elles survécu. Un quatrième corps avait été retrouvé sur la scène de crime: celui de Sylvain Mollier, un cycliste savoyard domicilié à quelques kilomètres de là. Jusqu’à présent, ce quadruple homicide n’a jamais été élucidé. Les enquêteurs ignorent notamment qui, de la famille de touristes ou du cycliste local, était la cible principale du tueur.

(jef)

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