Tunisie: un parti d'opposition appelle à des élections «libres et loyales»
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Tunisie: un parti d'opposition appelle à des élections «libres et loyales»

Le parti démocratique progressiste (PDP), principale formation de l'opposition légale en Tunisie, a appelé samedi à des réformes démocratiques à même d'assurer des élections «libres et loyales» lors du scrutin législatif et présidentiel prévu en 2009.

Dans un document adopté au terme d'une réunion regroupant ses dirigeants et cadres venus des différentes régions du pays, le PDP exhorte le gouvernement à initier une conférence nationale à laquelle prendraient part «toutes les parties politiques sans exclusive».

Une telle conférence aurait pour but de «mettre en place une plate-forme légale et politique régissant les prochaines élections, de manière à éviter les risques de violence et les soubresauts et au service de l'avenir de la Tunisie et de ses enfants».

Parmi les réformes préconisées, le PDP revendique «l'assainissement du climat politique» grâce notamment à l'ouverture du paysage médiatique, la levée des obstacles devant le droit de réunion dans les espaces publics et la promulgation d'une loi d'amnistie générale.

Il réclame également «une révision radicale» de la Constitution pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels et permettre la candidature de «toutes les compétences nationales à la fonction de président de la République». Précédemment limité à trois, le nombre de mandats est désormais illimité à la faveur d'un amendement adopté en 2002 par référendum.

La secrétaire générale du PDP, Maya Jribi, a, dans ce contexte, exprimé le refus de son parti d'un nouveau projet d'amendement constitutionnel qui tout en élargissant le champ des candidatures des dirigeants de l'opposition à la présidentielle, en exclut de fait son chef historique, l'avocat Néjib Chebbi.

Cet amendement devra être adopté dans une quinzaine de jours en deuxième lecture par le Parlement dominé par le parti au pouvoir. «Le PDP demeure attaché à la candidature de Me Chebbi et défendra son droit par tous les moyens médiatiques et politiques», a insisté la formation.

Pour sa part, tout en proclamant sa volonté de «continuer à militer pour que les Tunisiens aient la possibilité d'exprimer un choix libre», Me Chebbi, seul candidat déclaré au prochain scrutin, a cependant déploré l'échec des tentatives des formations de l'opposition pour se présenter en «front uni» aux élections de 2009. (ap)

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