Uber paie ses chauffeurs genevois privés de travail en juin

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GenèveUber assure qu’il va rémunérer ses chauffeurs privés de travail en juin

La société américaine a écrit à ceux qui sont désormais des employés: ils ont perçu ou percevront, ce vendredi, un salaire pour les jours durant lesquels ils n’ont pas pu officier au bout du lac.

par
Jérôme Faas
TDG

Chose promise, chose due: le 22 juin, Uber écrivait à ses chauffeurs qu’ils seraient payés pour la période du 4 au 17 juin, malgré le fait que la société était alors interdite d’activités à Genève. Ce vendredi, le géant californien leur a fait savoir via son blog que «plusieurs centaines» d’entre eux avaient reçu le versement jeudi, et que «quelques centaines d’autres» le recevront ce vendredi. 

Comme annoncé voici dix jours, Uber a calculé la compensation de manière individuelle, sur la base de l’activité moyenne de chacun au cours des douze derniers mois. Le Tribunal fédéral ayant décidé que les chauffeurs étaient des employés, la société leur a indiqué avoir appliqué le salaire minimum genevois (23,27 francs de l’heure) et avoir ajouté les congés payés. L’argent perçu est net: Uber explique avoir prélevé les cotisations sociales et, le cas échéant, l’impôt dû.

Les versements ont été effectués par MITC, la société de portage créée par Uber, pour employer ses chauffeurs et respecter le jugement du Tribunal fédéral. Uber précise que même les chauffeurs qui ne sont pas, «en tant que tel», employés par MITC parce qu’ils opèrent en tant que propriétaire d’une Sàrl ou d’une autre structure d’entreprise seront aussi payés. La compensation sera alors calculée sur la base de leur chiffre d’affaires moyen des douze derniers mois.

Accord avec l’Etat respecté

En agissant de la sorte, Uber respecte le second point de l’accord conclu le 10 juin avec l’Etat de Genève, qui stipule qu’à compter du 5 juin, ses chauffeurs bénéficient du salaire minimum cantonal et des affiliations aux assurances sociales. La société remplit donc l’une des conditions de la suspension temporaire de son interdiction d’exercer au bout du lac – sachant que cette suspension sera réexaminée au 31 juillet.    

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