Transports: Uber se réforme pour devenir légal à Genève
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TransportsUber se réforme pour devenir légal à Genève

Interdite depuis deux mois au bout du lac, l'app va subir des modifications. Elle a le feu vert des autorités.

par
Julien Culet
Les chauffeurs Uber travaillent toujours, malgré linterdiction.

Les chauffeurs Uber travaillent toujours, malgré linterdiction.

Neuf mois après son lancement à Genève, Uber a décidé de se conformer à la législation locale. Déclarée illégale dès son lancement, l'utilisation de l'application par les chauffeurs avait été interdite en avril par le Département de l'économie. Mais le géant américain du transport de personnes a annoncé hier des modifications qui le feraient rentrer dans le rang au bout du lac d'ici à la fin du mois.

Les taxis, publics ou privés, ne pourront désormais plus s'inscrire. L'application sera limitée aux limousines. Il faut donc s'attendre à une baisse drastique du nombre de voitures Uber. «Cela diminuera notre offre», reconnaît Thomas Meister, porte-parole de la société. De plus, un prix maximum sera indiqué sur l'application avant chaque course, comme demandé par le Service du commerce. La société dit procéder à de telles adaptations régulièrement, partout dans le monde.

«Ces changements permettront à Uber d'exercer légalement ses activités, si toutes les conditions qu'il énonce sont respectées», indique le Département de l'économie. Ce dernier planche sur une nouvelle loi sur les taxis, plus libérale, qui doit être prête d'ici à la fin de l'été. Cette mise en conformité est «une bonne nouvelle, réagit pour sa part le président de Taxiphone, leader genevois farouchement opposé à l'américain. Mais, connaissant Uber, nous restons attentifs pour que l'activité déclarée soit bien celle qu'il réalise.»

Séance à Lausanne

Mardi, Lausanne et dix communes ont annoncé sévir contre les chauffeurs non professionnels. Uberpop, qui permet aux particuliers de s'improviser taxi, est particulièrement concernée. La société américaine se dit surprise. «Nous n'avons jamais été interrogés par les autorités», indique Thomas Meister. Une réunion est prévue vendredi. Selon le porte-parole, l'app pourrait aussi être adaptée le cas échéant. Hier, une pétition en ligne recensait un millier de paraphes en faveur d'Uber à Lausanne.

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