UBS a sous-estimé le risque aux USA
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UBS a sous-estimé le risque aux USA

Pourquoi UBS
est-elle la banque la plus
touchée par la crise des
«subprime»? Un rapport
fait le point.

Le rapport de 50 pages paru deux jours avant une assemblée générale des actionnaires est un résumé des réponses apportées à la Commission fédérale des banques (CFB). Il avait été promis en mars dernier à la fondation Ethos, pour que celle-ci retire sa demande de soumettre la banque à un contrôle spécial.

Le rapport affirme que la direction s'est souciée du développement du marché immobilier américain dès septembre 2006. Les réponses ont longtemps été rassurantes, car les responsables étaient convaincus que les hypothèques, notées «AAA», ne seraient pas affectées par la dégradation du marché. UBS admet que les modèles de gestion des risques étaient insuffisants.

Depuis l'automne, les dépréciations se montent à 37 milliards de dollars. UBS souligne plusieurs fois qu'il y a eu manquements et laisser-aller. La responsabilité de ces négligences est mise sur le compte de la banque d'investissement, dont le patron Huw Jenkins a été écarté le 1er octobre. Les problèmes ont particulièrement touché la société de gestion de placements alternatifs Dillon Read Capital Management, liquidée en mai 2007.

Les actionnaires doivent se prononcer demain sur une nouvelle augmentation de capital de 15 milliards, afin de renflouer l'établissement. Ce point ne devrait pas être controversé.

ap/ats

Banques anglaises sauvées

La Banque d'Angleterre a lancé un plan pour débloquer le marché du crédit. Elle permettra aux banques d'échanger des prêts immobiliers contre des obligations d'Etat pour 100 milliards de francs. Grâce à ce tour de passe-passe financier, les banques, qui croulent sous des portefeuilles de crédits pourris, vont pouvoir assainir leur bilan. Ce qui devrait les aider à prêter aux ménages.

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