Banques: UBS a vu son bénéfice fondre de près de moitié
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BanquesUBS a vu son bénéfice fondre de près de moitié

La banque a inscrit une perte de 349 millions de francs liée à l'introduction en bourse de Facebook.

Confronté à la forte volatilité des marchés et à une prudence accrue des clients, UBS a vu son bénéfice fondre au 2e trimestre. Le numéro un bancaire helvétique a dégagé un résultat net de 425 millions de francs, soit une baisse de 58% sur un an.

Par rapport au 1er trimestre 2012, la performance s'inscrit en recul de 49%, a indiqué mardi UBS dans un communiqué. Le bénéfice trimestriel s'avère nettement inférieur aux attentes des analystes.

UBS a subi une perte de 349 millions de francs en lien avec l'introduction en Bourse de Facebook, le groupe américain numéro un mondial des réseaux sociaux. Pour la banque, la perte essuyée est la conséquence de multiples défaillances du Nasdaq à assumer ses obligations, dont l'ouverture du négoce pour l'action Facebook et le fait de n'avoir pas suspendu le négoce de l'action pendant la journée.

UBS va entreprendre des actions juridiques contre la plateforme boursière «pour réagir contre son grave dysfonctionnement dans la mise en Bourse et ses importantes défaillances à remplir ses obligations». La banque a l'intention de demander un dédommagement complet pour les pertes subies.

Dysfonctionnements

L'établissement explique avoir reçu de nombreux ordres de ses clients pour cette introduction en Bourse très attendue, mais qu'en raison de pannes de la Bourse américaine des ordres ont été passés plusieurs fois. Au final, le Nasdaq a passé tous les ordres et a attribué à UBS beaucoup trop d'actions.

Pour le premier semestre, le bénéfice net d'UBS ressort à 1,252 milliard de francs, contre 2,822 milliards un an plus tôt.

Le produit d'exploitation est pour sa part resté proche au 2e trimestre de celui des trois premiers mois de l'année, à 6,408 milliards de francs, contre 6,525 milliards. Le résultat d'exploitation avant impôts s'est contracté à 951 millions, après 1,304 milliard pour janvier-mars.

Perte dans la banque d'investissement

Dans la banque d'affaires, UBS a essuyé une perte avant impôts de 130 millions de francs au 2e trimestre. Au premier trimestre 2012, l'établissement avait encore dégagé un bénéfice avant impôts de 730 millions dans cette unité. Outre le couac lié à Facebook, la division a souffert de la diminution sensible des revenus dans le segment des titres.

La gestion de fortune (Wealth Management) a dégagé un résultat avant impôts de 502 millions de francs, contre 803 millions de francs au trimestre précédent. Les entrées de fonds dans l'unité ont progressé, passant de 6,7 milliards à 9,5 milliards de francs au 2e trimestre.

De son côté, la gestion de fortune américaine (Wealth Management Americas) a enregistré un résultat avant impôts de 211 millions de dollars, quasiment au même niveau qu'au trimestre précédent. Les afflux nets d'argent frais ont totalisé 3,8 milliards de dollars, contre 4,6 milliards précédemment.

Solide base de fonds propres

Alors qu'UBS été pointée du doigt par la Banque nationale suisse (BNS) pour ses niveaux de fonds propres jugés insuffisants, le patron Sergio Ermotti a affirmé que la banque était «déterminée à consolider sa position de banque la mieux capitalisée».

«Nous nous attendons à ce que notre ratio de catégorie 1 selon Bâle III soit amplement au-dessus de 9% d'ici à la fin 2012», a-t-il souligné, cité dans le communiqué. Sa rivale Credit Suisse avait annoncé il y a deux semaines une augmentation de capital de 15,3 milliards de francs.

L'action UBS ouvre en forte baisse à la Bourse suisse

L'action UBS a ouvert en forte baisse mardi à la Bourse suisse après la publication des comptes de la banque au 2e trimestre. Vers 9h25, elle cédait 5,67% à 10,31 francs, la performance du numéro un bancaire helvétique apparaissant inférieure aux attentes des analystes.

Les observateurs se disent déçus des résultats réalisés au deuxième trimestre 2012. Tant les revenus issus des activités que le bénéfice avant impôts ont manqué leurs anticipations. Les investisseurs ne goûtent guère en plus la prévision retenue pour l'avenir émise par la direction générale d'UBS.

Même en excluant les facteurs extraordinaires, la banque d'affaires a nettement raté les prévisions. Le recul de la marge brute dans la gestion de fortune (Wealth Management) déçoit par ailleurs les analystes.

(ats)

Bond de l'indicateur UBS en juin grâce en partie à la taxe CO2

L'indicateur UBS de la consommation a connu en juin sa troisième plus forte poussée depuis sa création. Il a bondi de 0,58 point par rapport au mois précédent à 1,6, en partie grâce à l'impact positif de l'introduction de la taxe CO2 sur les ventes de voitures neuves.

Celles-ci ont carrément réalisé un mois record en juin avec 39'900 immatriculations, soit une augmentation de 42,1% sur un an, a rappelé mardi la banque dans son commentaire. Les importateurs ont en effet immatriculé le maximum d'automobiles avant le 1er juillet, date de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le CO2.

Avec ce texte, la Confédération peut désormais sanctionner les importateurs de voitures nouvellement immatriculées qui ne respectent pas les prescriptions entrées en vigueur le 1er mai. Malgré l'impact de ce facteur passager, les ventes de voitures neuves en Suisse atteignent des sommets depuis plusieurs mois.

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