Actualisé 27.07.2015 à 18:31

Zurich

UBS dégage un bénéfice net d'1,2 milliard

Le numéro un bancaire helvétique a vu son bénéfice net progresser de 53% au 2e trimestre par rapport à la même période de l'an dernier.

UBS a dépassé les attentes au deuxième trimestre 2015. La banque a dégagé un bénéfice net en hausse de plus de moitié ( 53%) sur un an à 1,21 milliard de francs. La prudence est de mise pour la suite de l'exercice 2015.

Sur l'ensemble du premier semestre, UBS affiche un bénéfice net de 3,19 milliards de francs, en progression de près de trois quarts ( 73%) par rapport aux six premiers mois de l'an passé, a indiqué lundi la banque. L'évolution n'a pas manqué de satisfaire son directeur général Sergio Ermotti.

«Je suis très content du résultat trimestriel. Nous avons maintenu notre dynamique malgré les défis persistants posés par le marché», a précisé le Tessinois, à propos de comptes dont la publication, initialement prévue mardi, a été avancée à lundi en raison de fuites dans la presse dominicale alémanique.

Le bénéfice net de la même période de l'an dernier avait été affecté par une charge de 254 millions de francs, visant à mettre fin à des poursuites en justice pour avoir favorisé l'évasion fiscale de certains riches clients allemands.

UBS Suisse sur les rails

«La création d'UBS Suisse SA a constitué une étape importante», a ajouté Sergio Ermotti, cité dans le communiqué. En juin, la banque a transféré vers cette entité, qui emploie plus de 11'000 personnes, 2,7 millions de clients (privés, entreprises et gestion d'actifs) représentant des avoirs de 300 milliards de francs environ.

UBS a aussi établi un modèle d'affaires et d'exploitation pour UBS Limited au Royaume-Uni et déposé des plans en vue de la création d'une société holding intermédiaire aux Etats-Unis.

Le résultat avant impôts «ajusté» a atteint 1,64 milliard de francs au deuxième trimestre, contre 1,2 milliard un an plus tôt. Toutes les régions et les secteurs ont contribué à des chiffres qualifiés de positifs.

Dans le détail, la division de gestion de fortune (Wealth Management) a dégagé un bénéfice avant impôts de 769 millions de francs, à son meilleur niveau depuis 2009 pour la période considérée. La gestion de fortune en Amérique a inscrit un résultat de 215 millions.

Dans la banque d'affaires (Investment Bank), la marque s'est fixée à 617 millions de francs. Pour l'activité de banque de détail et d'entreprises, elle s'est située à 414 millions et, enfin, à 134 millions pour la gestion d'actifs (Gobal Asset Management).

L'afflux net d'argent frais dans la division de gestion de fortune a porté sur 8,4 milliards de francs entre avril et fin juin. La somme est inférieure toutefois à celles des trimestres précédents (14,4 milliards au 1er trimestre 2015 et 10,7 au 2e trimestre 2014).

A fin juin et sur trois mois, le total des avoirs sous gestion s'est replié de 3% à 2628 milliards de francs.

Le produit opérationnel (équivalant au chiffre d'affaires) s'est monté à 7,81 milliards de francs, contre 7,14 milliards au deuxième trimestre de l'an passé. Les charges d'exploitation se sont pour leur part accrues de 2,2% à 6,06 milliards.

UBS a en outre renforcé son ratio de fonds propres CET 1 à 14,4% à fin juin, un taux supérieur à l'objectif qui était d'au moins 13%.

Prudence de mise

La performance d'UBS a dépassé les attentes des analystes. Le fait que le deuxième trimestre ressorte moins fort que le premier est habituel. Pour mémoire, entre janvier et fin mars, UBS avait dégagé un bénéfice net de 1,98 milliard de francs.

A la Bourse suisse, l'action UBS a subi des prises de bénéfice, alors que les observateurs jugeaient solide la performance trimestrielle. Vers 11h00, elle cédait 1% à 21,37 francs non sans avoir reculé de 2%, dans un marché en recul.

Pour la suite, UBS se montre prudente, même si Sergio Ermotti évoque une bonne dynamique. Selon elle, les effets saisonniers pourraient peser sur les revenus et les bénéfices au troisième trimestre. Sans oublier les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.

UBS prévoit par ailleurs un reflux d'argent frais de l'ordre de 4 milliards de francs au troisième trimestre, dans le cadre de son «programme d'optimisation du bilan et des fonds propres».

Jeudi dernier, Credit Suisse a aussi réalisé une solide performance au deuxième trimestre. Le dauphin d'UBS a dégagé un bénéfice net de 1,05 milliard de francs, contre une perte de 700 millions un an plus tôt. (ats)

Encore un scandale aux Etats-Unis?

Une vingtaine de banques auraient manipulé des obligations américaines, au moins entre 2007 et 2012, ont indiqué hier «Les Echos». Selon le quotidien, une plainte a été déposée par un fonds de pension gérant les retraites des fonctionnaires de Boston. Les principaux établissements outre-Atlantique seraient impliqués, comme Goldman Sachs, JPMorgan ou encore Citigroup, ainsi qu'UBS et Deutsche Bank. Ils auraient partagé des informations confidentielles et gonflé le prix des obligations.

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