Actualisé 01.11.2013 à 13:29

Risques systémiques

UBS envisage une nouvelle filiale suisse

Elle lui permettrait de se mettre en conformité avec les exigences renforcées sur une éventuelle dissociation d'activités bancaires de celles d'importance systémique pour le pays.

UBS examine l'opportunité de séparer ses affaires en Suisse du reste de ses activités. La réflexion est liée à la législation «too big to fail» avec laquelle la politique a réagi aux problèmes posés par les très grandes banques après le sauvetage d'UBS par la Confédération en 2008.

La taille et la forme de cette nouvelle filiale restent pour l'heure encore non définie, selon un passage du dernier rapport trimestriel de la banque relevé vendredi par le quotidien «Neue Zürcher Zeitung». Cette filiale pourrait regrouper la division Retail & Corporate Business, soit la clientèle privée et d'entreprise helvétique, ainsi que les activités suisses de gestion de fortune de la division Wealth Management, suggère le rapport.

Réforme en discussion

Cette réforme structurelle est en dicussion avec l'Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma), précise UBS, et pourrait être initiée à partir de 2015. Mais elle reste encore sujette à un certain nombre d'incertitudes qui pourraient affecter sa faisabilité.

Credit Suisse n'a de son côté pas souhaité s'exprimer sur ses réflexions sur l'application des prescriptions «too big to fail». La banque est toutefois en contact permanent avec la Finma sur les dispositions concernant les établissements qui présentent un risque systémique, a dit à l'ATS son porte-parole Marc Dosch. Sont notamment évoquées les questions de fonds propres, de liquidités ou de structure organisationnelle. (ats)

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