Kaspar Villiger: «UBS est tirée d'affaire»
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Kaspar Villiger«UBS est tirée d'affaire»

Le président d'UBS, Kaspar Villiger, estime qu'une certaine confiance est revenue, même si tous les problèmes ne sont pas encore résolus.

«UBS a encore besoin de stabilité au niveau de sa direction, c'est pourquoi nous resterons encore un moment», dit Kaspar Villiger dans une interview parue dimanche dans le journal «Zentralschweiz am Sonntag». La question d'un éventuel retrait ultérieur simultané du patron Oswald Grübel et de lui-même reste ouverte. «Nous nous comprenons bien et allons certainement nous concerter.»

Selon lui, le retour d'UBS sur la bonne voie se reflète dans le fait qu'elle est redevenue un employeur attractif. «Lorsque nous avons réduit les bonus, l'image de la banque a aussi joué un rôle. Personne ne voulait venir chez nous pour la moitié de son salaire en ne sachant même pas si la banque existerait encore dans un an. Aujourd'hui on nous fait à nouveau un peu confiance.»

Les réductions des rémunérations en 2009 ont fait perdre environ un milliard de francs à UBS en termes de recettes, car des cadres sont partis avec des équipes entières et des clients, estime le président du conseil d'administration. «Nous pouvons heureusement trouver à nouveau des cadres supérieurs.»

Les quelque 1,3 milliard de francs déjà mis de côté pour des hausses de salaires dans la banque d'investissement ne présagent rien quant à l'ampleur des bonus en fin d'année, précise-t-il. «Dans la branche, il est courant de provisionner par trimestre. Les deux premiers trimestres ont été très bons, c'est pourquoi les provisions sont relativement élevées.»

Penser aux actionnaires

Kaspar Villiger juge en outre peu pertinent de comparer avec les bonus dans les autres banques. «Je dis simplement ceci: qui connaît Oswald Grübel sait qu'il ne dépensera pas un centime pour quelque chose qu'il ne juge pas nécessaire. Car il veut à terme aussi rétribuer les actionnaires.»

Reste que ces derniers devront encore attendre pour le versement d'un dividende. UBS veut emmagasiner ses bénéfices, eu égard au renforcement des directives sur le capital propre.

La semaine dernière, le groupe a confirmé son objectif à moyen terme d'un bénéfice avant impôts de 15 milliards de francs - un projet face auquel certains experts sont restés circonspects. (ats)

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