Actualisé 23.04.2008 à 19:00

UBS, l'entreprise qui ne (re)connaît pas la crise

Ebranlée, la première banque suisse veut tourner la page. Ses
patrons affichent leur confiance pour l'avenir.

Après avoir englouti quelque 40 milliards de francs dans la crise des crédits hypothécaires à risques aux Etats-Unis, «l'UBS est en passe de reprendre pied», ont estimé les dirigeants de la première banque du pays, hier, lors de l'assemblée générale.

«Il s'agissait d'une mauvaise tempête qui a déchiré notre voilure, mais qui n'est pas parvenue à nous faire dévier de notre cap. Nous l'avons repris face au vent», a renchérit Marcel Ospel, qui abandonne la présidence du conseil d'administration après sept ans. A ses yeux, les plus grosses difficultés sont derrière.

Son successeur élu (et hué), le chef juriste Peter Kurer, a présenté la mise en place d'un gouvernement d'entreprise susceptible de mener la banque vers la réussite. Tous les actionnaires ne partageaient pas cet optimisme. Dominique Biedermann, de la Fondation Ethos, a réclamé la convocation d'une assemblée générale extraordinaire d'ici à la fin de l'été en vue d'une refonte du conseil d'administration.

Pour lui, la moitié des membres au moins devraient être des spécialistes de la finance, ce qui n'est pas le cas. Autre contestataire: le Schaffhousois Thomas Minder. Le promoteur de l'initiative «contre les rémunérations abusives», a menacé la banque d'un procès si Ospel devait obtenir une indemnité de départ.

(ats/ap)

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