Actualisé 19.12.2012 à 17:42

Comco

UBS n'est pas au bout de ses peines

UBS n'est pas au bout de ses peines après avoir écopé d'amendes de 1,4 milliard de francs dans l'affaire du Libor. La banque doit encore affronter les enquêtes de la Comco.

L'organe anti-cartels de la Confédération avait ouvert en février une procédure contre UBS et Credit Suisse, ainsi que contre dix autres banques (dont HSBC, Deutsche Bank et Citigroup). La Comco enquête toujours pour déterminer si des accords cartellaires ont existé entre les acteurs concernés par la fixation du taux Libor.

D'autres enquêtes sont également menées par d'autres autorités de concurrence à l'étranger. Contactée par l'ats, la Comco n'a pas souhaité situer l'état actuel de son travail, qui est conduit de manière autonome par rapport à la procédure désormais bouclée par l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA).

Les enquêtes de la Comco ont été lancées suite à l'autodénonciation d'UBS. Il n'y a pour l'heure aucun délai fixé quant à leur conclusion. Le dossier est compliqué, du fait notamment de l'existence de nombreux accords avec d'autres pays, avec lesquels les échanges entre autorités de concurrence ne sont pas aisés.

Pays les plus importants

L'attitude d'UBS lui vaut une immunité partielle aussi bien de la part de la Comco que du Département américain de la justice ou des autorités canadiennes. Avec les règlements annoncés mercredi, UBS s'est concentrée sur les pays les plus importants (Suisse, Etats-Unis et Royaume-Uni) pour son activité quotidienne.

Au Japon, UBS a déjà été sanctionné il y a un an en lien avec le taux Libor du yen. Le numéro un bancaire helvétique encourt encore des risques devant les autorités de concurrence de plusieurs autres pays, comme Singapour.

Autre problème à relever, et pas des moindres, le souci que pourraient causer des plaintes civiles, avec à la clé le possible paiement de dommages et intérêts. Aux Etats-Unis, des plaintes collectives ont ainsi déjà été ouvertes. (ats)

Collaborateur d'UBS à un courtier: «Je te paie ce que tu veux»

«Si tu maintiens aujourd'hui le taux Libor à six mois inchangé, je ferai une sacrée grosse affaire avec toi... Maintiens-le aussi bas que possible...Je te paie 50'000 dollars, 100'000 dollars, ce que tu veux... je tiens parole.» Extraits d'un échange d'emails datant du 18 septembre 2008 entre un collaborateur d'UBS et un broker externe selon le rapport d'enquête de l'autorité britannique de surveillance des marchés (FSA). La société de courtage concernée s'est fait dans neuf cas semblables graisser la patte à hauteur de 170'000 livres.

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