Actualisé 27.12.2013 à 18:35

Berne

Ueli Maurer: «notre toit se perce lentement»

Le ministre de la défense a lancé vendredi la campagne pour l'achat des Gripen lors de sa rencontre avec la presse à Adelboden (BE). Il a comparé la défense aérienne au toit d'une maison.

Le ministre de la défense a comparé la défense aérienne au toit d'une maison pour justifier l'acquisition.

Le ministre de la défense a comparé la défense aérienne au toit d'une maison pour justifier l'acquisition.

Celui qui est à 90% sûr de se représenter à l'élection du Conseil fédéral en 2015 a d'abord tenu à affronter les journalistes au cours d'une partie de pétanque sur glace. Avec succès.

Le combat qu'il devra mener pour convaincre de la nécessité d'acheter les avions du Suédois Saad s'annonce un peu plus coriace. Vu le nombre de signatures déjà récoltées par les milieux référendaires, la tenue d'une votation s'annonce incontournable.

Comme le toit d'une maison

Le ministre de la défense a comparé la défense aérienne au toit d'une maison pour justifier l'acquisition. Or «notre toit se perce lentement». Si cela peut tenir par beau temps, cela ne fera plus l'affaire en cas de tempête.

L'achat des Gripen doit aussi être apprécié dans un cadre géopolitique plus large, selon Ueli Maurer. La Suisse ne sera pas épargnée par les différends concernant des territoires, de voies d'accès ou des ressources. Mais contrairement à auparavant, on ne sait plus d'où et comment attaque l'adversaire.

L'armée doit s'adapter à la menace. Pour le conseiller fédéral, la défense contre les attaques cybernétiques est centrale. Il est aussi important d'équiper de manière complète l'armée et de lui permettre de réagir rapidement. «Une armée qui est disponible seulement dans un délai de huit semaines ne nous sert à rien».

La réforme et la «stabilisation» de l'armée devrait être terminée au plus tard en 2022. La votation sur les Gripen arrive un peu tôt pour mettre en perspective tous ces éléments. «Beaucoup de personnes doivent encore tourner la tête pour regarder en direction de ces nouvelles menaces».

Les vertus d'un petit Etat

Le président de la Confédération a également tiré son bilan de «primus inter pares». Et d'estimer avoir rempli la plupart de ses objectifs, même si on aurait toujours pu faire les choses un peu autrement. Ueli Maurer ne se félicite pas seulement d'avoir dirigé efficacement les séances du Conseil fédéral.

Au cours de quelque 130 apparitions, il a toujours plaidé pour la confiance en soi et l'indépendance de la Suisse. Ce pays doit trouver sa voie en tant que petit Etat, sans copier les autres.

Le ministre UDC a défendu avec constance devant les grands de ce monde, que ce soit au Forum économique à Davos ou devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, le principe «le droit passe avant la force». Or celui-ci a de plus en plus été mis à l'épreuve ces dernières années.

Un café avec le roi

Pendant son année présidentielle, Ueli Maurer a mené 10 visites officielles à l'étranger et rencontré 17 chefs d'Etat, 11 chefs de gouvernement, 5 ministres des affaires étrangères et 8 ministres de la défense.

Son dernier voyage l'a mené en Afrique du Sud où il a participé aux obsèques de Nelson Mandela. Les opportunités de contacts informels n'ont pas manqué. Le Zurichois a ainsi rencontré le roi d'Espagne sur le chemin des toilettes. Puis ils ont bu un café ensemble. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!