Référendum sur le Gripen: Ueli Maurer veut croire à un «oui» le 18 mai

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Référendum sur le GripenUeli Maurer veut croire à un «oui» le 18 mai

Malgré des sondages défavorables et malgré une campagne agitée, Ueli Maurer veut croire que les Suisses accepteront l'achat de Gripen le 18 mai prochain.

Le chef du Département fédéral de la défense (DDPS) dévoile le coût d'achat et d'entretien des 22 appareils. Ueli Maurer réfute, dans un entretien paru lundi dans «24 heures» et la «Tribune de Genève», le coût total de 10 milliards de francs pour l'achat et l'entretien des avions militaires, révélé par les opposants fin mars.

«Nous investirons trois milliards maintenant, 3 milliards dans les prochaines années. Mais jamais 10 milliards!» En outre, refuser le Gripen et miser sur des missiles sol-air serait plus coûteux, estime le chef du DDPS.

Selon un sondage paru à la mi-mars dans le «SonntagsBlick», la loi fédérale sur l'acquisition des Gripen serait rejetée par 62% des sondés. Seuls 32% aurait l'intention de glisser un «oui» dans l'urne. Ueli Maurer peine à convaincre jusque dans son propre camp, 49% des électeurs de l'UDC se déclarant opposé à l'achat des avions de combat suédois.

«J'ai l'impression que l'acceptation augmente», considère pourtant le conseiller fédéral. Celui-ci voit dans le scrutin du 18 mai une votation de fond pour ou contre l'armée.

Selon lui, la Suisse doit posséder suffisamment d'avions pour assurer la police aérienne. «L'hiver dernier, alors que Forum économique mondial (WEF) et la Conférence pour la paix sur la Syrie se déroulaient en même temps, les capacités de l'armée étaient «déjà à la limite». Sans avions, impossible d'organiser l'Euro2008, le WEF ou une conférence pour la paix. (ats)

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