France voisine: Un 4x4 genevois impliqué dans la mort d'un agent?
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France voisineUn 4x4 genevois impliqué dans la mort d'un agent?

Un agent de la brigade anticriminalité de Chambéry a été mortellement blessé dans la nuit de mardi à mercredi alors qu'il intervenait sur les lieux d'un cambriolage.

C'est ce commerce de la banlieue de Chambéry qui était la cible des voleurs.

C'est ce commerce de la banlieue de Chambéry qui était la cible des voleurs.

C'est un drame qui s'est joué devant le magasin Darty de Saint-Alban-Leysse, en Savoie, dans la nuit de mardi à mercredi. Dépêchée sur place pour mettre fin à un cambriolage avec effraction, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Chambéry sont visiblement tombés nez-à-nez avec des voyous sans vergogne.

Un brigadier-chef de la BAC, âgé de 32 ans, a ainsi fait les frais de leur motivation. Il a en effet été renversé délibérément par un 4x4 qui fuyait les lieux du casse, note «Le Dauphiné Libéré» qui cite le ministère de l'Intérieur. Un choc qui l'a projeté sur plusieurs mètres et dont l'issue sera fatale à l'officier qui décédera de ses blessures.

Porsche genevoise?

Le véhicule utilisé par les malfrats, une Porsche Cayenne, était muni de plaques suisses, d'après un policier ayant vu l'automobile en fuite. Dans la matinée, un tel 4x4, muni de plaques françaises, a été retrouvé dans la banlieue de Lyon, entièrement calciné. La piste de plaques genevoises avait été avancée dans la journée, une information non confirmée par le service de presse de la police genevoise.

«Le lien avec le véhicule utilisé par les malfaiteurs n'est ni confirmé, ni infirmé», précise Olivier Rothé, procureur de la République de Chambéry, à la «Tribune de Genève». On n'exclut pas que le témoin ait fait erreur. D'autant que le numéro parcellaire qu'il a communiqué ne correspond pas à une immatriculation enregistrée en Suisse.»

La victime était le papa d'une fille de 6 ans et son épouse attend un second enfant, relève «Le Parisien».

Un «assassinat», selon Nicolas Sarkozy

Interrogé mercredi matin sur France-Info, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a donné quelques informations supplémentaires sur le déroulement des faits. «En voyant les policiers, le malfrat qui conduisait le véhicule a foncé délibérément, délibérément, c'est un assassinat, sur l'un des policiers qu'il percutait violemment. Ce malheureux policier était projeté à plusieurs mètres avant de retomber sur le bitume, a indiqué le chef de l'Etat. Son collègue a tiré, on ne sait pas à l'heure où je vous parle si les malfrats ont été atteints ou blessés». Il a en outre précisé que les assaillants seraient au nombre de cinq.

Aucune information sur d'éventuelles interpellations n'a été communiquée.

(20 minutes/afp)

Sarkozy parle d'«assassinat»

Sarkozy parle d'«assassinat»

«En voyant les policiers, le malfrat qui conduisait le véhicule a foncé délibérément - délibérément c'est un assassinat - sur l'un des policiers qu'il percutait violemment. Ce malheureux policier était projeté à plusieurs mètres avant de retomber sur le bitume», a réagi Nicolas Sarkozy sur la radio France Info, lors d'une interview de campagne électorale.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a «condamné avec la plus totale fermeté ce meurtre et a demandé aux services de police de tout mettre en oeuvre pour que les criminels soient au plus vite identifiés, interpellés et présentés à la justice». Il devait se rendre sur place dans l'après-midi.

Candidat à sa propre succession lors de l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, Nicolas Sarkozy a toujours fait de la sécurité l'un des axes majeurs de son discours politique.

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