Actualisé 04.03.2010 à 16:09

Praille/Acacias/VernetsUn accord a été trouvé

La hache de guerre est enterrée: le Conseil d'Etat genevois et les référendaires ont trouvé un accord sur le projet Praille Acacias Vernets (PAV).

Revêtant la forme d'une convention, il respectera le ratio «un nouveau logement pour un nouvel emploi».

Depuis le dépôt du référendum contre le PAV en été 2009, le dialogue et la politique de concertation menée avec les référendaires ont porté leurs fruits: «Nous sommes parvenus à un accord complet, à un projet de loi qui satisfait toutes les parties», s'est réjoui jeudi devant la presse Mark Muller, chef du Département des constructions et des technologies de l'information.

Mixité du projet

L'une des pommes de discorde, qui a motivé le lancement du référendum de l'Asloca et du comité référendaire, composé des syndicats et de la gauche, était le nombre de logements à construire dans la zone. Depuis le lancement du projet, il a largement fluctué entre 6000 et 14'000.

«Aujourd'hui, nous ne nous focalisons plus sur le nombre, mais nous nous sommes entendus sur le principe pour tout nouvel emploi, un nouveau logement qui sera ancré dans la loi», a souligné le conseiller d'Etat. Pour le futur PAV, les estimations porteraient toutefois sur un ratio 10'000 logements 10'000 emplois.

Deux tiers des logements aux mains des collectivités publiques (82% du périmètre) seront des logements d'utilité publique. Un tiers sera à loyer libre, a-t-il précisé.

Le projet prévoit également un respect de l'équilibre entre les activités des secteurs tertiaires et secondaires. Le ministre des finances David Hiler s'est réjoui de la mixité du projet, tant sociale qu'au niveau des logements et des activités.

Concert de louanges

Outre le Conseil d'Etat, les représentants des trois villes concernées, Genève, Carouge et Lancy, et des référendaires, tous ont loué l'esprit de concertation dans lesquelles les négociations ont été menées.

Pour Jan Doret, de la communauté genevoise d'action syndicale, le résultat correspond parfaitement à la cohérence des besoins sociaux. Il s'agit d'une réponse à la pénurie de logements, a ajouté Nicole Valiquer du PS de la ville de Genève.

Vive le référendum

Le vice-président de l'Asloca, Christian Grobet, a souligné combien le droit de référendum était positif. «Il a permis de modifier un projet mal conçu qui prévoyait 20'000 emplois et 6000 logements sur une énorme surface», a-t-il constaté. Une fois la nouvelle loi adoptée, le projet initial sera sans objet, donc il n'y aura pas de vote, a-t-il précisé.

Les communes sont satisfaites, a déclaré Marc Nobs, conseiller administratif de la ville de Carouge. Elles sont néanmoins préoccupées par le financement des équipements publics dont elles ont la charge. Une convention cadre sera signée avec l'Etat pour régler cette question.

La parole aux communes

Pour la suite, un groupe de suivi, composé des signataires de la convention et des milieux de la construction sera mis en place. Les conseils municipaux de communes concernées devront se prononcer d'ici à juin, a espéré Mark Muller.

Ensuite, la loi sera soumise au Grand Conseil. En parallèle, le travail se poursuit, a relevé le conseiller d'Etat. Il n'a pas pu articuler un calendrier plus précis quant au début des travaux, car il dépendra d'énormément de facteurs.

Quant au nerf de la guerre, le financement, il se fera entre autres par le biais des recette fiscales et des droits de superficie. L'Etat investira pour hâter le processus de relocalisation des entreprises qui devront s'en aller, a souligné David Hiler.

(ats)

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