Nucléaire iranien: «Un accord est sur la table et peut être conclu»
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Nucléaire iranien«Un accord est sur la table et peut être conclu»

Un accord sur le nucléaire iranien «peut être conclu», a affirmé le chef de la diplomatie britannique William Hague.

«Nous n'avons pas perdu notre temps», a déclaré dimanche matin William Hague.

«Nous n'avons pas perdu notre temps», a déclaré dimanche matin William Hague.

Un accord sur le nucléaire iranien «est sur la table et peut être conclu», a affirmé le chef de la diplomatie britannique William Hague, alors que l'Iran et les six puissances mondiales se sont quittés dimanche à Genève sans parvenir à s'entendre.

«Il n'y a pas de doute, comme l'a dit (le secrétaire d'Etat américain) John Kerry pendant la nuit, que les points de vue entre les différentes parties sont plus proches qu'avant les discussions. Donc nous n'avons pas perdu notre temps», a déclaré M. Hague dimanche matin sur la BBC depuis Genève. «Il est vital de conserver cet élan. (...) Un accord est sur la table et il peut être conclu», a-t-il ajouté.

«Sur la question de savoir si cela va se produire dans les prochaines semaines, il y a de fortes probabilités. Mais comme je l'ai dit, il s'agit de négociations extrêmement difficiles, je ne peux pas dire exactement quand elles se concluront mais nous essaierons de nouveau les 20 et 21 novembre», lors du prochain round de négociations, a-t-il encore dit.

«Nous entretenons une bonne relation, une relation de travail et personnelle avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. C'est un négociateur difficile mais il est très constructif. Je pense qu'il veut résoudre cela», a encore dit M. Hague.

Après trois jours de négociations à Genève, l'Iran et six puissances mondiales (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) se sont quittés dimanche sans accord, mais en se donnant rendez-vous le 20 novembre. Téhéran a toutefois souligné quelques heures plus tard qu'il ne renoncerait pas à ses «droits nucléaires».

L'arrivée précipitée vendredi à Genève de plusieurs ministres des Affaires étrangères avait laissé espérer un accord, mais les négociations ont buté sur les exigences de clarification de certains participants, en particulier de la France.

Points fondamentaux en discussion

Une période probatoire de six mois, un gel de tout ou partie du programme nucléaire iranien contre une levée de sanctions: l'accord en négociation entre l'Iran et six grandes puissances comprend ces grandes lignes, mais des débats et des inconnues demeurent.

Le détail des négociations, qui doivent après l'échec de ce week-end reprendre formellement le 20 novembre à Genève, n'est pas connu, les sept pays engagés dans les pourparlers s'étant imposé un silence absolu sur leurs échanges. Mais des exigences fondamentales sont claires et certaines problématiques faisant débat sont désormais de notoriété publique. Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément en affirmant que son programme nucléaire n'est qu'à vocation civile.

En application de plusieurs résolutions de l'ONU, les grandes puissances demandent «la suspension» de l'enrichissement de l'uranium qui, à partir d'un certain seuil (90%), ouvre la voie à la fabrication d'une arme nucléaire. Disposant de 19'000 centrifugeuses, Téhéran enrichit de l'uranium à 3,5% et à 20%. Les négociateurs occidentaux sont surtout focalisés aujourd'hui sur un arrêt de cet enrichissement à 20%. Quelques heures après la fin des négociations à Genève, le président Hassan Rohani a réitéré que son pays ne renoncerait pas à ses «droits nucléaires», dont l'enrichissement d'uranium.

En échange de gestes jugés acceptables par la communauté internationale, Téhéran pourrait obtenir un allègement «limité et réversible» de certaines sanctions imposées par les Etats-Unis et les Européens. Les Occidentaux pourraient privilégier à ce sujet dans un premier temps les secteurs pétrochimique et des métaux précieux. D'autres informations évoquent un dégel d'avoirs iraniens dans des banques de pays tiers mais pas aux Etats-Unis, les sommes en jeu représentant des dizaines de milliards de dollars, selon des experts.

(ats)

Netanyahou: Eviter un "mauvais accord"

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé dimanche qu'Israël ferait son possible pour convaincre la communauté internationale d'empêcher un "mauvais accord" sur le nucléaire iranien avant la reprise des négociations avec Téhéran le 20 novembre.

"Nous ferons tout pour convaincre les puissances et leurs dirigeants d'éviter de conclure un mauvais accord avec l'Iran", a affirmé M. Netanyahou lors du conseil des ministres.

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