Suisse - France: Un accord rapide souhaité sur l'Euroairport
Actualisé

Suisse - FranceUn accord rapide souhaité sur l'Euroairport

Didier Burkhalter François Hollande souhaitent trouver rapidement un accord sur l'EuroAirport Bâle-Mulhouse.

Les deux hommes ont abordé de nombreux sujets.

Les deux hommes ont abordé de nombreux sujets.

Lors de leur rencontre de jeudi à l'Elysée, ils ont également abordé les dossiers de la fiscalité et de la libre circulation des personnes. Le président français devrait se rendre en Suisse au printemps.

«Nous veillons à que l'aéroport de Bâle-Mulhouse puisse toujours avoir non seulement son caractère (binational), mais aussi son développement», a affirmé le président français lors d'une déclaration à l'Elysée aux côtés de M. Burkhalter.

Ce dernier, pour sa part, a souligné des avancées sur ce dossier épineux. «Nous avons beaucoup travaillé ces derniers jours», a-t-il expliqué. Le président de la Confédération s'est déclaré convaincu que la France considérait désormais cet aéroport comme un sujet binational et non régional.

«Sur le droit fiscal à l'EuroAirport, il y a quatre points concrets délicats. Nous avons fait un cadre qui a été bien accueilli. Mais il fait encore l'objet de discussions entre les ministères», a expliqué M. Burkhalter.

«Le contact avec la présidence française était fondamental dans ce dossier, car on ne peut pas exclure un arbitrage», a déclaré le conseiller fédéral lors d'un point presse à la sortie de l'Elysée. «Si l'on n'obtient pas un compromis satisfaisant, la dynamique de création d'emplois risque de s'inverser» dans la région de l'aéroport, a-t-il prévenu.

Aucun intérêt à affaiblir la Suisse

Sur la question de la libre circulation des personnes, M. Burkhalter a perçu un peu plus de compréhension en France. «Mais j'attends encore plus», a-t-il assuré. M. Hollande a insisté sur le besoin de trouver un accord dans un «cadre européen» après la votation du 9 février.

Le président de la Confédération s'est efforcé de rappeler l'importance des échanges économiques entre la Suisse et l'Union européenne, et tout particulièrement la France. Il a rappelé que la Confédération est un partenaire aussi important que la Chine. «Il n'y a aucun intérêt pour l'Europe à affaiblir la Suisse. Affaiblir la Suisse, c'est affaiblir l'Europe», a-t-il prévenu.

«La situation est moins fermée aujourd'hui que le 10 février, mais ça reste difficile», a reconnu M. Burkhalter. «Il y a toutefois une compréhension pour le problème qui commence à être objectivé», a-t-il ajouté. Il a demandé une «discussion pragmatique» avec les autorités européennes.

Progrès dans le dossier fiscal

Dans le dossier fiscal, le président français s'est félicité des progrès réalisés par la Suisse. Il a souligné la volonté de la Confédération de «s'intégrer pleinement dans le système automatique d'échange d'informations». Le président français a également annoncé son intention d'effectuer une visite d'Etat en Suisse au printemps prochain. (ats)

Ton opinion