Actualisé 11.03.2013 à 15:00

Lausanne (VD)

Un accouchement dans les toilettes du CHUV

Une jeune femme de 26 ans a accouché fin décembre dans les toilettes du CHUV à Lausanne. Elle estime n'avoir pas été entendue et pas assez entourée par les services de l'hôpital.

Le CHUV souligne que trois professionnels l'ont entourée lors de son accouchement inhabituel

Le CHUV souligne que trois professionnels l'ont entourée lors de son accouchement inhabituel

La jeune Vaudoise a raconté sa mésaventure au «Matin» diffusé lundi. Le 28 décembre, elle affirme avoir répété à plusieurs reprises que l'accouchement lui semblait imminent alors qu'une sage-femme prétendait le contraire et lui conseillait d'aller faire des exercices avec un ballon.

Professionnalisme des intervenants

En proie à de vives douleurs, elle a fini par aller aux toilettes où elle a ressenti «une gigantesque contraction» tandis que la tête du bébé apparaissait. Aujourd'hui, l'enfant, son deuxième, se porte à merveille, mais la mère déplore l'attitude générale du CHUV: pas d'écoute, pas d'excuse, pas de soutien psychologique.

Interrogé par l'ats, le service de presse du CHUV souligne que «la femme n'était pas seule pour accoucher. Il y avait deux sages-femmes et un chef de clinique pour s'occuper d'elle», note Béatrice Schaad.

Cas exceptionnel

«C'est le professionnalisme et la grande expérience des deux sages-femmes qui ont finalement permis que l'accouchement se passe sans conséquence négative pour la maman et le bébé. Elles ont su réagir à l'imprévu et faire les gestes qu'il fallait dans ces circonstances», affirme le service de presse.

«On comprend son étonnement. On comprend qu'il ne s'agit pas des conditions idéales pour accoucher, mais effectivement dans cinq cas sur mille un accouchement peut arriver aussi rapidement. La nature peut parfois entraîner de telles surprises et il est difficile de les anticiper», ajoute la responsable du service de communication.

«Douillette capricieuse»

Le mari de la jeune femme explique au journal que sa femme a plutôt été considérée comme «une douillette capricieuse» et que sa douleur n'a pas été entendue. La jeune mère espère que sa mésaventure permette à d'autres d'être mieux prises en compte et que de telles douleurs leur soient ainsi épargnées.

«On attache beaucoup d'importance à ce que nous disent les patients. Pour cette raison, le CHUV a mis sur pied un espace «Patients et proches» où des professionnels sont à l'écoute pour de telles situations», relève encore Béatrice Schaad. (afp)

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