Bizutage à Genève: Un ado finit aux Urgences, l'affaire se jouera devant le tribunal
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Bizutage à GenèveUn ado finit aux Urgences, l'affaire se jouera devant le tribunal

Un bizutage qui dérape se termine aux Urgences, où un jeune doit être opéré. Plus de quatre ans après les faits, l'affaire se terminera au tribunal.

par
Didier Bender

«Notre client était à deux doigts de la mort». Défenseurs d'un adolescent genevois grièvement blessé lors d'un bizutage qui a mal tourné, Mes Jacques Barillon et Robert Assaël ne mâchent pas leur mot devant la Chambre d'accusation de Genève. L'affaire, révélée mercredi par la Tribune de Genève, remonte à 2004. Selon le quotidien genevois, cinq jeunes gens sont inculpés de lésions corporelles par négligence.

L'affaire n'aurait jamais dû finir dans la presse. Mais le conflit n'a pas pu être réglé à l'amiable. Que s'est-il donc passé cette nuit de décembre 2004, lors de la cérémonie de baptême de la société d'étudiants Gymnasia Genevensis? Après avoir ingurgité de la vodka, l'un des mineurs s'est retrouvé à moitié inconscient. Depuis ce moment-là, il ne se souviendra de plus grand-chose. Il finira aux Urgences, avec des dents cassées, les lèvres coupées et une plaie dans le bas-ventre. Il devra y subir une opération chirurgicale d'urgence. Il restera plusieurs jours à l'hôpital. Cette même soirée, un autre jeune a dû être hospitalisé pour coma éthylique indique le quotidien genevois.

«Un regrettable accident» pour la défense

Les avocats des plaignants estiment que «ces pratiques d'un autre temps sont scandaleuses». Pour la défense, les bizutés avaient déjà trop bu avant la cérémonie. Il s'agit d'une pratique courante au sein des sociétés d'étudiants, et de nombreuses personnalités (conseillers d'Etat, juges notables) y ont participé sans incident. Dans cette histoire, il s'agit d'un «regrettable accident», rapporte le quotidien genevois. Selon la défense, «la justice aurait dû classer ce dossier».

Sur les cinq auteurs du bizutage, quatre passeront devant le Tribunal de police pour lésions corporelles par négligence. Mineur, le cinquième est renvoyé devant le Tribunal de la jeunesse.

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