«La jeune fille et son aigle»: Un aigle pour meilleur ami
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«La jeune fille et son aigle»Un aigle pour meilleur ami

A mi-chemin entre documentaire et fiction, «La jeune fille et son aigle» offre avant tout un sacré dépaysement.

par
Catherine Magnin

En Mongolie, adopter un aigle et le dresser pour en faire un chasseur de renards est une tradition ancestrale réservée aux hommes. Mais la jeune Aisholpan, 13 ans, n'en a cure. Les aigles, elle adore depuis qu'elle est toute petite. Elle n'en a pas peur, bien au contraire. Son père le remarque et décide d'aider sa fille à capturer un aiglon rien que pour elle. Il l'accompagne tout au long d'un dressage qui ne sera pas sans difficultés ni déceptions ou ratés. Surtout, il soutient Aisholpan quand elle décide de s'aligner dans différents concours régionaux, malgré le holà des anciens, auxquels cette entorse aux coutumes ne plaît guère...

Pour son premier long métrage, Otto Bell, Anglais qui a fait ses armes dans la publicité, signe une plongée dans une région magnifique, décors splendides à l'appui. Il met alors en avant des traditions méconnues, étonnantes, riches d'histoire, mais pas plus sclérosées qu'ailleurs. «La jeune fille et son aigle» prend la forme narrative d'une fiction, avec suspense et effets de mise en scène à l'appui, tout en racontant le parcours d'un personnage réel. Le film dynamise les enjeux de cette petite révolution opérée par Aisholpan. Il chante la détermination de la jeune fille à aller au bout de sa passion, et le soutien de sa famille. Sûr qu'il séduira le large public auquel il s'adresse.

«La jeune fille et son aigle»

D'Otto Bell.

Sortie le 12 avril 2017

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