Le duo Estelle Zamme a sorti son premier album

Publié

«Salut Zamme!»Un album d’electro «borderline» pour Estelle Zamme

Après une série de singles remarqués, le duo neuchâtelois a sorti son premier album, «Salut Zamme!» le 13 mai 2022.

par
Julien Delafontaine

Formé par Etienne Bel, 29 ans, connu également sous le nom d’artiste Pavel, et Julien Ledermann, 26 ans, Estelle Zamme est sur le circuit depuis 2017. Avec ses clips délirants, mettant en scène une histoire de dauphin en Norvège ou montrant des danseurs dingues qui évoluent au milieu des Alpes, des Dolomites ou encore devant le Cervin, le duo électronique neuchâtelois a régulièrement fait parler de lui. Le 13 mai 2022, Estelle Zamme a célébré «le succès d’une belle aventure née entre deux potes pour s’éclater» en dévoilant «Salut Zamme!» son premier album.

Vous êtes un duo. Comment vous répartissez-vous le travail au sein d’Estelle Zamme?

Julien Ledermann: Dans notre duo, Etienne est le producteur. Il compose les musiques. Je suis le réalisateur. Je mets en clip son travail. Cela fonctionne toujours dans ce sens. J’ai besoin d’entendre ce qu’il a fait, les bruits qu’il a utilisés, pour pouvoir imaginer un décor et le scénario.

Vu que l’on parle clip, qui est ce dauphin qui tient un rôle important dans la vidéo «Cuennet Hacken X Salut Zamme! X Nokia»?

Etienne Bel: C’est Joe. Il nous a rejoints en 2018 en apparaissant furtivement dans le clip de «Don Simon». On l’a connu bébé. Aujourd’hui, il est devenu un beau et grand animal rose. Pour être honnête, on ne sait toujours pas pourquoi il nous a adoptés et pourquoi il nous suit depuis lors.

Revenons à l’album «Salut Zamme!» quel est son fil rouge?

Etienne: Il n’y en a pas. C’est un assemblage de morceaux électroniques que j’ai produits en me mettant moins de barrières, moins de limites que lorsque je crée en tant que Pavel. C’est un travail guidé par mes coups de cœur musicaux du moment. Je trouve fun d’évoluer dans des styles un peu borderline, limite des fois même un peu kitsch.

Vous avez des exemples?

Etienne: Il y a un morceau avec le vocodeur poussé à boulet et d’autres un peu cheap qui tirent sur la trance. L’idée, c’est de jouer avec les codes, de frôler le mauvais goût, tout en maîtrisant le délire.

Qui sont les artistes avec lesquels vous avez collaboré?

Etienne: Certains sont des musiciens confirmés avec qui j’ai déjà travaillé. D’autres sont des amateurs. Avec ces derniers, il en est ressorti des titres où l’on ressent une très grande spontanéité. Et pour cause. Quand tu donnes un synthé à quelqu’un qui ne sait pas en jouer et qui fait n’importe quoi jusqu’à trouver quelque chose de plaisant à l’oreille, que tu retouches un peu la séquence et qu’elle peut s’intégrer à ton morceau, cela débouche forcément sur un instant magique.

Certains noms de titres sont assez originaux. «Topette» a été réalisé après une nuit arrosée?

Etienne: Pas du tout. C’est un hommage. Topette était le nom de mon gentil petit chat, malheureusement décédé.

Désolé. Un autre s’appelle «DJ Rideau».

Etienne: Là, c’est effectivement un nom pour souligner le second degré d’Estelle Zamme. C’est un clin d’œil au didjeridoo, un instrument que l’on entend dans le morceau. Il y a aussi le bruit d’un iceberg qui tombe à l’eau, mais là il faut avoir l’oreille fine.

Estelle Zamme sera en concert avec ce disque. À quoi doit-on s’attendre?

Julien: À retrouver l’ambiance qui existe dans nos clips. On a monté nos shows avec un vidéo-jockey pour pouvoir utiliser certaines séquences des vidéos. Sinon, sur scène, il n’y aura qu’Etienne. On a bien eu l’idée que je l’accompagne en étant déguisé en Joe le dauphin, mais tous les accoutrements que l’on a trouvés, sur Wish, ressemblaient plus à des requins qu’à des dauphins.

Ton opinion

2 commentaires