Actualisé 04.08.2009 à 21:52

Canton de VaudUn amateur de roller et de vitesse se fait flasher

Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros moteur pour se faire pincer au radar. Mais les cas restent rares.

von
Renaud Bournoud

«Le flash m'a perturbé et j'ai failli tomber.» Ce jeune Vaudois, qui préfère rester anonyme, raconte qu'il dévalait en rollers une route de la Riviera à près de 50 km/h lorsqu'il est passé devant une voiture banalisée de police. Le tronçon en question est limité à 30 km/h. S'arrêtant en catastrophe pour éviter la chute, le patineur a eu droit à un savon des policiers. Mais il s'en est tiré avec un avertissement.

Il a eu moins de chance quelques jours plus tard: une patrouille l'a coincé alors qu'il descendait à tombeau ouvert une rue lausannoise. «J'ai reçu une amende de 150 fr.», affirme-t-il. Mais ce n'est vraisemblablement pas son excès de vitesse qui lui a valu cette contredanse. «C'est surtout le fait que les rollers sont des jouets et qu'ils n'ont rien à faire sur la route», tranche Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale.

«Les utilisateurs de skateboards, de patins à roulettes ou de trottinettes sont considérés comme des piétons et doivent se soumettre aux mêmes règles», précise son homologue de la police lausannoise, Jean-Philippe Pittet. Skateurs et riders sont donc priés d'utiliser les trottoirs et de traverser dans les clous.

Reste que les radars se déclenchent très rarement au passage d'objets non motorisés. «De mémoire de policier, nous avons eu un ou deux cas de cyclistes», se rappelle Jean-Philippe Pittet. Même constate du côté de la police cantonale.

Accidents en baisse

Les rollers et les skateboards ont posé moins de problèmes à la police lausannoise ces dernières années. «En 2008, nous n’avons eu que trois cas d’accidents les impliquant, chiffre Jean-Philippe Pittet. En revanche, pour cette même année, nous avons recensé vingt accidents avec des trottinettes, qui ont fait treize blessés. Et, surtout, dans 60% des cas les utilisateurs de trottinettes étaient fautifs», s’inquiète le porte-parole de la police lausannoise.

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